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Énergie L’électricité égyptienne apporterait deux heures de courant en plus

Devant les employés de l’EDL, Alain Tabourian plaide en faveur de la mise en corporatisation. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Alain Tabourian, a rencontré hier une délégation du syndicat des employés de l’Électricité du Liban (EDL), à qui il a assuré qu’une éventuelle privatisation ne se fera pas à leurs dépens. Il a révélé qu’il s’était opposé à la promesse d’une privatisation de l’EDL dans la déclaration ministérielle et qu’il s’était contenté de mentionner cette possibilité en attendant « une étude approfondie » à ce sujet « qui garantirait les droits de l’EDL, des employés, de l’État et des citoyens ». Le ministre a toutefois plaidé soit pour la mise en corporatisme de la compagnie publique, soit sa transformation en une société travaillant sur le modèle du privé. À titre d’exemple, le ministre a cité celui du transporteur aérien national. « La MEA n’a commencé à engranger des profits que lorsque les interférences politiques ont cessé », a-t-il souligné. Dans le cas de l’EDL, la compagnie a besoin de 5 000 employés pour fonctionner correctement, contre 2 400 salariés et 2 000 contractuels actuellement, a poursuivi le ministre en s’interrogeant : « Comment gérer une entreprise dont les 40 % des employés ne sont pas permanents ? » Or, si l’EDL est mise en corporatisme, les employés auront le choix de rester ou de démissionner en prenant leurs indemnités, l’essentiel étant de « dynamiser la compagnie ». Le ministre a par ailleurs évoqué la question du gaz et de l’électricité en provenance d’Égypte. En ce qui concerne l’approvisionnement en gaz naturel, il permettra de réduire la facture électrique pour le Trésor, mais n’aura aucun impact sur le rationnement, a-t-il souligné. Quant à l’achat d’électricité égyptienne à travers le réseau interconnecté arabe, son impact sur le courant dépendra des quantités accordées. « Si nous parvenons à obtenir entre 200 et 250 mégawatts, cela augmentera l’approvisionnement en courant de deux heures supplémentaires par jour en moyenne », a-t-il affirmé. Mais pour le moment, rien n’est fait. Une délégation égyptienne est attendue prochainement à Beyrouth pour discuter de l’épineuse question des prix. De son côté, le représentant syndical, Charbel Saleh, a estimé que l’un des principaux problèmes de l’EDL réside dans certains tarifs appliqués. Il a indiqué que le coût de production du kilowatt d’électricité se situe entre 350 et 450 livres alors qu’il est vendu aux administrations publiques, aux secteurs commerciaux et aux ambassades entre 130 et 140 livres. Le président du syndicat s’est donc dit favorable à une privatisation, à condition qu’elle assure la continuité aux employés. Il a enfin remis au ministre une série de réclamations d’ordre salarial.
Devant les employés de l’EDL, Alain Tabourian plaide en faveur de la mise en corporatisation.
Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Alain Tabourian, a rencontré hier une délégation du syndicat des employés de l’Électricité du Liban (EDL), à qui il a assuré qu’une éventuelle privatisation ne se fera pas à leurs dépens. Il a révélé qu’il s’était opposé à la promesse d’une privatisation de l’EDL dans la déclaration ministérielle et qu’il s’était contenté de mentionner cette possibilité en attendant « une étude approfondie » à ce sujet « qui garantirait les droits de l’EDL, des employés, de l’État et des citoyens ». Le ministre a toutefois plaidé soit pour la mise en corporatisme de la compagnie publique, soit sa transformation en une société travaillant sur le modèle du...