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Afrique du Sud L’ANC confie la présidence à un modéré

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC, a désigné hier son modéré vice-président, Kgalema Motlanthe, chef de l’État avec pleins pouvoirs jusqu’aux prochaines élections, au lendemain de la démission du président Thabo Mbeki. M. Motlanthe ne « sera pas un président par intérim, il sera le président de la République jusqu’aux élections » générales au 2e trimestre 2009, a indiqué à l’AFP le porte-parole du groupe parlementaire du Congrès national africain (ANC), K. K. Khumalo. Un président par intérim n’aurait pu qu’expédier les affaires courantes du pays. Avec les pleins pouvoirs liés à sa fonction, M. Motlanthe pourra constituer un vrai gouvernement de transition. Son choix témoigne d’une volonté de pondérer la crise née de la décision du comité directeur de l’ANC, qui a retiré samedi sa confiance à M. Mbeki, l’appelant à la démission sans attendre les élections. Lors d’un congrès en décembre 2007 qui avait chassé M. Mbeki de la direction de l’ANC, M. Motlanthe avait été choisi vice-président du parti. Il avait été le seul en mesure de calmer des débats très houleux. Ce stratège politique de 59 ans, connu pour sa modération, est l’une des figures les plus populaires de la nouvelle équipe dirigeante du parti. Il a ces derniers mois mené une campagne de réconciliation, visant à rassurer la minorité blanche et les investisseurs étrangers inquiets de la réputation populiste du nouveau chef de l’ANC, Jacob Zuma.
Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC, a désigné hier son modéré vice-président, Kgalema Motlanthe, chef de l’État avec pleins pouvoirs jusqu’aux prochaines élections, au lendemain de la démission du président Thabo Mbeki. M. Motlanthe ne « sera pas un président par intérim, il sera le président de la République jusqu’aux élections » générales au 2e trimestre 2009, a indiqué à l’AFP le porte-parole du groupe parlementaire du Congrès national africain (ANC), K. K. Khumalo. Un président par intérim n’aurait pu qu’expédier les affaires courantes du pays. Avec les pleins pouvoirs liés à sa fonction, M. Motlanthe pourra constituer un vrai gouvernement de transition. Son choix témoigne d’une volonté de pondérer la crise née de la décision du comité directeur de l’ANC, qui a retiré...