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Actualités - Chronologie

Siniora : Nous n’aspirons pas à désarmer la Résistance

Le Premier ministre, Fouad Siniora, a estimé hier que « la réconciliation permettra de mettre de l’ordre dans nos différends, alors que le dialogue vise à parvenir à une entente autour de nos points de divergence ». « Je n’ai pas rencontré sayyed Hassan Nasrallah depuis la guerre de juillet. Il est normal que chaque chose se passe en son temps », a-t-il ajouté, dans une interview à paraître aujourd’hui dans le quotidien koweïtien Awane. « Nous n’aspirons pas à désarmer la Résistance, a également souligné le président du Conseil. Ce dossier doit être réglé par le dialogue national. L’existence des armes du Hezbollah est due à l’occupation. Et nous savons tous qu’Israël a inventé des prétextes pour envahir le Liban en 1982, soi-disant pour déraciner l’OLP. Mais Israël n’a pas pu vaincre l’OLP et son agression militaire a provoqué la création du Hezbollah. L’occupation est le véritable problème de notre pays. » Prié de dire s’il devrait visiter Damas bientôt, Fouad Siniora a affirmé qu’« il faut être deux pour danser ». « Je suis arabe. Ma vision des relations libano-syriennes n’a pas changé. Ces relations doivent être équilibrées. La présence syrienne au Liban est nuisible aux deux pays. Notre pays n’a qu’un seul voisin car Israël est un ennemi. Il faudrait tisser avec ce voisin des relations fondées sur le respect mutuel et la reconnaissance de l’indépendance et de la souveraineté du Liban. Nous n’avons aucun intérêt à être les ennemis de la Syrie tout comme ce pays ne doit pas se poser en ennemi du Liban », a-t-il ajouté. Répondant à une question portant sur les retombées du différend syro-saoudien sur le Liban, le Premier ministre a estimé que « notre pays n’est une récompense pour personne ». « Le Liban paie le prix de ses atouts et de ses avantages qui en font une échappatoire pour les pays arabes. Nous sommes le seul pays de confrontation avec Israël et nul ne nous soutient. Nous sommes accusés de trahison, si nous tentons de récupérer les fermes de Chebaa, même sans négociations directes ou indirectes », a-t-il ajouté. Évoquant les assassinats politiques des trois dernières années, Fouad Siniora a souligné que « la fréquence des attentats a diminué sans pour autant que ce feuilleton ne se termine ». « La formation du tribunal international vise non seulement à faire toute la lumière sur l’assassinat de Rafic Hariri, mais également à mettre un terme aux attentats. Le juge Bellemare m’a indiqué que les choses se passent très bien et qu’un progrès concret devrait être enregistré dans l’enquête menée par la commission internationale », a-t-il conclu. Soulignons enfin que Fouad Siniora est parti hier pour La Mecque, où il accomplira le petit pèlerinage avant de rencontrer le monarque saoudien, Abdallah ben Abdelaziz.
Le Premier ministre, Fouad Siniora, a estimé hier que « la réconciliation permettra de mettre de l’ordre dans nos différends, alors que le dialogue vise à parvenir à une entente autour de nos points de divergence ». « Je n’ai pas rencontré sayyed Hassan Nasrallah depuis la guerre de juillet. Il est normal que chaque chose se passe en son temps », a-t-il ajouté, dans une interview à paraître aujourd’hui dans le quotidien koweïtien Awane.
« Nous n’aspirons pas à désarmer la Résistance, a également souligné le président du Conseil. Ce dossier doit être réglé par le dialogue national. L’existence des armes du Hezbollah est due à l’occupation. Et nous savons tous qu’Israël a inventé des prétextes pour envahir le Liban en 1982, soi-disant pour déraciner l’OLP. Mais Israël n’a pas pu vaincre...