Syrie
L’AIEA soupçonne Damas d’avoir enterré un réacteur nucléaire
le 22 septembre 2008 à 00h00
Les inspecteurs de l’AIEA soupçonnent la Syrie d’avoir enfoui sous des chapes de béton les restes d’un réacteur nucléaire bombardé par Israël il y a un an, ont déclaré des diplomates hier.
Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont ouvert une enquête en avril, se fondant sur des informations des services secrets américains. Ces informations portaient sur le complexe d’al-Kibar, situé dans le désert syrien, où un réacteur nucléaire destiné à produire du plutonium aurait été construit avec l’aide de la Corée du Nord. Le réacteur n’était pas totalement achevé et ne semblait pas opérationnel au moment de sa destruction, précisaient les renseignements américains.
La Syrie a toujours nié mener des activités nucléaires et a précisé que le site d’al-Kibar était seulement composé de bâtiments militaires traditionnels.
Des photos prises par satellite ont montré que la zone avait été entièrement déblayée à l’aide de bulldozers. Les décombres des installations détruites ont été dégagés et un nouveau bâtiment qui pourrait servir de paravent a été érigé, ont indiqué des experts nucléaires américains.
Des diplomates ont précisé que la Syrie s’était opposée à une nouvelle visite des inspecteurs de l’AIEA à al-Kibar, ainsi que sur trois autres sites, avançant des raisons touchant à la sécurité nationale.
Les examens pratiqués en juin par les inspecteurs ne devraient pas être disponibles avant novembre et pourraient n’apporter aucune preuve, ont précisé les diplomates. Les échantillons prélevés lors de l’inspection n’ont montré pour l’instant aucune trace de carbone ou de préalliage d’acier, un métal particulièrement résistant utilisé dans la construction de réacteurs-graphite, ont-ils encore précisé.
Les inspecteurs de l’AIEA soupçonnent la Syrie d’avoir enfoui sous des chapes de béton les restes d’un réacteur nucléaire bombardé par Israël il y a un an, ont déclaré des diplomates hier.
Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont ouvert une enquête en avril, se fondant sur des informations des services secrets américains. Ces informations portaient sur le complexe d’al-Kibar, situé dans le désert syrien, où un réacteur nucléaire destiné à produire du plutonium aurait été construit avec l’aide de la Corée du Nord. Le réacteur n’était pas totalement achevé et ne semblait pas opérationnel au moment de sa destruction, précisaient les renseignements américains.
La Syrie a toujours nié mener des activités nucléaires et a précisé que le site d’al-Kibar était...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.