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Actualités - Chronologie

Ligue des champions Benzema-Juninho, Lyon peut toujours compter sur eux

Un moment menacé par la concurrence, le Brésilien de 33 ans démontre dernièrement qu’il demeure incontournable. Karim Benzema, un but et une passe décisive, et Juninho, au coup d’œil salvateur face à la Fiorentina (2-2) mercredi en Ligue des champions, ont démontré qu’ils demeuraient incontournables à Lyon, en dépit de certains doutes liés aux Bleus pour le premier, à l’âge pour le second. Passé la trentaine est née la rengaine : Juninho n’avance plus, il est moins décisif sur coup franc, et son influence s’est étiolée. En début de saison dernière, il voulait même abandonner le brassard, avant que la blessure précoce de son successeur, Cris, ne le lui rende. Et le recrutement étoffant l’entrejeu lyonnais (Ederson, Makoun, Pjanic) semblait le menacer. Mais si le Brésilien, 33 ans, sous contrat jusqu’en 2010, ne représente plus vraiment l’avenir, difficile néanmoins de se passer de lui. Clin d’œil Car il vient de prouver de manière éclatante qu’il restait un joueur-clé. D’abord contre Nice dimanche, en permettant à l’OL de revenir au score grâce à son génie du coup franc. Et dans les deux styles : une frappe travaillée, brossée, venant se figer dans la lucarne de Lionel Letizi, et un tir en force depuis le rond central, avec un rebond diabolique. Nouvelle démonstration contre la Fiorentina mercredi: Fred trouve la transversale sur un de ses corners dès la 7e minute, et Juninho inquiète ensuite lui-même Sébastien Frey sur un bon coup franc puis une frappe en force détournée qui passe juste au-dessus du cadre. Seulement en force ? Le Brésilien sait aussi user de finesse : c’est son coup et clin d’œil pour Benzema, en fin de rencontre. Il décale subtilement le ballon pour l’attaquant qui égalise d’une frappe puissante en fin de partie. Bien présent aussi, Benzema, même s’il aura du mal à résister longtemps aux sirènes d’équipes plus prestigieuses et plus fortunées que l’OL, même s’il vient de prolonger son contrat jusqu’en 2013. Mais après une saison d’éloges (meilleur joueur et buteur en championnat, 20 buts à 20 ans), des doutes étaient apparus avec ses ternes prestations à l’échelon international. Décevant à l’Euro, il n’a pas su se montrer à la hauteur de l’enjeu en Autriche puis face à la Serbie, où son remplacement à la pause par Nicolas Anelka avait relancé les Bleus. Roublard ? Encore tendre en équipe de France, Benzema s’endurcit pourtant en Ligue des champions avec l’OL, dont il a compensé les carences dans l’animation offensive. Exilé sur l’aile gauche, il a fait pencher le jeu de son côté en multipliant les appels, avant d’être recentré dans l’axe où il est nettement plus dangereux, en seconde période, avec l’entrée en jeu de Frédéric Piquionne à qui il a offert le premier but lyonnais. « Sur le premier but, qui fait parler les Italiens, je n’ai pas vu le défenseur à terre » (qui couvrait les deux Français), a déclaré Benzema. Avant d’ajouter : « J’ai poursuivi mon action, mais nous avons aussi pour consigne de continuer à jouer jusqu’à ce que l’arbitre arrête le jeu. » Roublard ? Le but égalisateur est ensuite un modèle de frappe d’avant-centre, dans la puissance et la coordination entre course et frappe. L’attaquant de 20 ans a ainsi parfait ses statistiques, avec son 8e but en Ligue des champions, son 6e de la saison sur sept matches (contre 4 l’an dernier) avec Lyon. Il apparaît d’emblée, comme la saison passée, indispensable au bon rendement de l’OL.
Un moment menacé par la concurrence, le Brésilien de 33 ans démontre dernièrement qu’il demeure incontournable.

Karim Benzema, un but et une passe décisive, et Juninho, au coup d’œil salvateur face à la Fiorentina (2-2) mercredi en Ligue des champions, ont démontré qu’ils demeuraient incontournables à Lyon, en dépit de certains doutes liés aux Bleus pour le premier, à l’âge pour le second.
Passé la trentaine est née la rengaine : Juninho n’avance plus, il est moins décisif sur coup franc, et son influence s’est étiolée. En début de saison dernière, il voulait même abandonner le brassard, avant que la blessure précoce de son successeur, Cris, ne le lui rende. Et le recrutement étoffant l’entrejeu lyonnais (Ederson, Makoun, Pjanic) semblait le menacer.
Mais si le Brésilien, 33 ans, sous contrat...