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Frangié : La justice a un mois pour se prononcer

« Personne ne pourra justifier, trouver des excuses ou se dérober face à ce qui s’est passé aujourd’hui. Toute tentative de faire porter à autrui la responsabilité ne servira qu’à jeter de l’huile sur le feu. » C’est ce qu’a déclaré hier le chef des Marada, l’ancien ministre Sleimane Frangié, lors d’une conférence tenue à l’issue de la tragédie de Bsarma. Selon lui, la responsabilité ne s’arrête pas au niveau des deux gardes de corps du député des FL Farid Habib, mais devrait incomber « à ceux qui se tiennent derrière eux ». Et de poursuivre : « Nous sommes en droit de nous poser les questions suivantes, à savoir ce que faisaient exactement les gardes du corps du député à cet endroit ? Avaient-ils pour mission de coller des affiches et des photos ? » Et M. Frangié de s’interroger également sur ce qui justifie la présence sur les lieux d’un élément des FSI, affecté à la protection du député, « et qui se trouvait dans sa voiture personnelle qui l’a conduit devant l’entrée d’un bureau politique », entendre celui des Marada. « Lorsque le garde du corps d’un parlementaire vient coller des affiches sur la façade du siège des Marada (...) et que les services de renseignements de l’armée sont dépêchés sur les lieux pour arracher les affiches, pour être aussitôt recollées par les gardes de corps du député (...), comment expliquer ce comportement ? » se demande encore M. Frangié. Et le chef des Marada de relever que si la victime, Youssef Frangié, avait véritablement planifié une embuscade, « pourquoi s’est-il rendu sur les lieux, accompagné d’une seule personne au lieu d’une dizaine de jeunes qui étaient à sa disposition » ? « Nous attendons donc les conclusions de l’enquête pour déterminer les responsabilités », a-t-il ajouté. Et M. Frangié d’affirmer que la justice a « une quinzaine de jours, voire un mois pour révéler les résultats de l’investigation. Nous sommes certes soumis à la justice, nous sommes également en faveur de l’accalmie et accordons un certain délai (aux enquêteurs). Mais si jamais nous constatons un laxisme quelconque, chacun œuvrera à faire son intérêt ». Après s’être prononcé fermement contre les tentatives de zizanie, M. Frangié a affirmé être « opposé à toute sorte de réaction contre les bureaux des FL dans la localité ou contre leurs partisans ». En conclusion, M. Frangié de souligner, en parlant du député Farid Habib : « L’immunité parlementaire existe peut-être pour l’État, mais elle n’a aucune valeur chez nous… »
« Personne ne pourra justifier, trouver des excuses ou se dérober face à ce qui s’est passé aujourd’hui. Toute tentative de faire porter à autrui la responsabilité ne servira qu’à jeter de l’huile sur le feu. » C’est ce qu’a déclaré hier le chef des Marada, l’ancien ministre Sleimane Frangié, lors d’une conférence tenue à l’issue de la tragédie de Bsarma. Selon lui, la responsabilité ne s’arrête pas au niveau des deux gardes de corps du député des FL Farid Habib, mais devrait incomber « à ceux qui se tiennent derrière eux ».
Et de poursuivre : « Nous sommes en droit de nous poser les questions suivantes, à savoir ce que faisaient exactement les gardes du corps du député à cet endroit ? Avaient-ils pour mission de coller des affiches et des photos ? »
Et M. Frangié de...