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Actualités - Chronologie

Sleiman  pour une stratégie de défense chapeautée par l’État

Le président Michel Sleiman a prôné l’élaboration d’une stratégie de défense assurant une complémentarité entre tous les facteurs faisant la force de l’État et s’inscrivant dans le cadre de la conception de l’État en matière de défense, cette stratégie devant être fondée sur les forces régulières tout en tirant profit des capacités de la Résistance. Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la séance de dialogue, le président Michel Sleiman a, d’emblée, souligné, en substance, que les citoyens sont impatients de voir le dialogue aboutir « afin qu’ils puissent jouir à nouveau de ce dont ils ont été longtemps privés, à savoir la stabilité politique, l’essor économique et le bien-être social », affirmant que « dialogue et démocratie vont de pair ». Prônant « la reconnaissance et le respect de l’opinion d’autrui », le chef de l’État a déclaré, en faisant allusion à la crise dans laquelle se débat le pays : « La tension politique a dépassé notre environnement régional et fait planer la menace de tensions internationales qui risquent, si elles persistent, d’aboutir à des polarisations dans un climat tendu. Nous sommes un petit pays marqué par la diversité. Il se doit d’être uni et solidaire, pour le meilleur et pour le pire. Puisse-t-il ainsi réussir à éviter les retombées d’éventuelles tempêtes. » Après avoir souligné la nécessité de concrétiser dans les faits le consensus qui s’était dégagé lors de la conférence de dialogue national qui s’était tenue en 2006 à l’initiative du chef du Législatif Nabih Berry, le président Sleiman a rendu hommage aux efforts déployés par la secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, et l’émir du Qatar, cheikh Hamas ben Khalifa al-Thani, en vue de sortir le Liban de la crise. Abordant le processus de dialogue relancé à son initiative, le président a déclaré : « Les diverses parties soulignent la nécessité de discuter du dossier de la stratégie de défense. Il s’agit là d’un titre global qui englobe les grandes options et les plans à long terme. Il concerne les diverses ressources de l’État en vue de les mobiliser de manière à réaliser les objectifs escomptés. D’autres parties ont proposé que d’autres sujets soient discutés, parallèlement à la stratégie de défense. À mon avis, notre objectif prioritaire devrait être de définir une vision globale de ce dialogue, tant en ce qui concerne la forme que le fond. Accepter le dialogue implique qu’il n’ y a pas d’interdit, et que tous les dossiers sont sujets à discussion et devraient faire l’objet d’un consensus. Le seul interdit est l’échec ou l’impasse. » La politique générale de l’État Et le président Sleiman d’ajouter : « De grands dangers pèsent encore sur le pays. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’Israël reste le principal danger qui nous guette. Il n’hésite pas à proclamer ses intentions belliqueuses à notre égard, et à menacer de frapper nos institutions et notre infrastructure nationale. Cela confirme son obstination à poursuivre l’agression et à faire fi de la légalité internationale, des résolutions de l’ONU et des forces onusiennes déployées au Liban-Sud, sans compter le maintien de son occupation de certaines parties de notre territoire dans les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et le secteur nord de la localité de Ghajar, en sus du fait qu’il prive les réfugiés palestiniens de leurs droits légitimes. » « À la lumière d’une telle réalité et se basant sur le droit du Liban “peuple, armée et Résistance” de défendre sa terre, il est impératif d’élaborer une stratégie assurant une complémentarité entre tous les facteurs faisant la force de l’État et s’inscrivant dans le cadre de la conception de l’État en matière de défense du territoire conformément à la politique générale de l’État, a déclaré le président Sleiman. J’ai la conviction que nous sommes en mesure d’élaborer une stratégie protégeant le Liban, qui serait fondée sur les forces régulières, et qui mettrait à profit les potentialités et les capacités de la Résistance. Nous devons rechercher les facteurs de force dont nous disposons et fusionner nos capacités, dont la diplomatie. Nous devons faire fructifier le message du Liban et sa diversité de manière à réaliser, par le biais du dialogue, notre unité et notre entente afin d’avoir des points de vue unifiés sur les sujets engageant notre devenir. » « Au cours de la dernière étape, des données externes sont apparues, sur lesquelles nous pouvons capitaliser par le biais des séances de dialogue, a poursuivi le président Sleiman. Tel est notamment le cas du sommet libano-syrien. Le communiqué conjoint publié à l’issue de ce sommet constitue une base qu’il faut faire fructifier. Il constitue une base valable qui consolide nos potentialités et renforce les facteurs de force au niveau des deux pays. Nous suivrons les efforts sur ce plan afin de consolider les droits du Liban et de défendre ses intérêts supérieurs grâce à notre présence dans les instances internationales et les visites que nous avons effectuées ou celles que nous préparons. » Liberté d’expression et surenchères Après avoir évoqué les prochaines élections législatives « qui constituent un fondement essentiel de notre liberté et notre démocratie, ainsi qu’une étape principale dans le processus d’édification d’un État souverain », le président Sleiman a déclaré : « Le réalisme nous impose de reconnaître les difficultés et les dangers qui entravent nos efforts. Plus nous avançons sur la voie de la stabilité, plus ceux qui sont lésés par ce processus s’emploient à créer une tension et semer le trouble. Plus nous enregistrons des succès au niveau de la réconciliation, plus les forces du mal s’emploient à punir les personnes qui ont eu le courage d’œuvrer pour la réconciliation. Dès que nous avons relancé le dialogue, le crime de Bayssour a été commis pour punir l’un de ceux qui œuvraient à la concorde. Mais la réconciliation était en marche et elle a débouché sur la louable rencontre de Khaldé que les mains criminelles n’ont pas pu torpiller. Nous devons donc mettre à profit ce climat favorable d’autant que ce crime est l’œuvre des ennemis du Liban. « Il reste que les objectifs nationaux que nous recherchons par le biais de ce dialogue sont soumis à divers dangers que nous devons aborder avec un sens élevé de la responsabilité en matière d’information. Toutes les parties prenantes au dialogue devraient faire preuve de responsabilité à cet égard, dans un climat médiatique serein qui établit une nette distinction entre la sacro-sainte liberté d’expression, d’une part, et les surenchères par le biais des moyens d’information, d’autre part. » Et de poursuivre : (….) «  Nous estimons que tous les médias devraient encadrer le dialogue national loin des surenchères confessionnelles et sectaires, en se conformant à la législation en vigueur et en œuvrant pour renforcer l’entente et l’unité nationale. » « J’ai choisi d’organiser le dialogue dans la salle de l’indépendance, la salle du 22 Novembre. Ce symbolisme nous incite à consolider le processus d’indépendance et les fondements de l’entente, basée sur la Constitution et sur le document d’entente nationale issu de l’accord de Taëf. Le Liban est un message et un point de rencontre des civilisations. Il se distingue par son pluralisme et ses spécificités, de sorte qu’il est devenu un modèle unique qui joue un rôle efficace dans son environnement arabe et au sein de la communauté internationale, en ce sens qu’il constitue un exemple vivant de coexistence entre les cultures. Tel était le visage du Liban et il doit conserver cette image. Notre patrie est fondée sur la culture du dialogue et nous devons donner l’exemple sur ce plan », a conclu le président Sleiman.
Le président Michel Sleiman a prôné l’élaboration d’une stratégie de défense assurant une complémentarité entre tous les facteurs faisant la force de l’État et s’inscrivant dans le cadre de la conception de l’État en matière de défense, cette stratégie devant être fondée sur les forces régulières tout en tirant profit des capacités de la Résistance.
Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la séance de dialogue, le président Michel Sleiman a, d’emblée, souligné, en substance, que les citoyens sont impatients de voir le dialogue aboutir « afin qu’ils puissent jouir à nouveau de ce dont ils ont été longtemps privés, à savoir la stabilité politique, l’essor économique et le bien-être social », affirmant que « dialogue et démocratie vont de pair ». Prônant « la...