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Actualités - Interview

Interview DSK : « Une crise jamais vue »

Le patron du FMI juge la crise « sans précédent ». Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a mis hier en garde contre toute « panique » en estimant cependant que la crise financière actuelle était sans précédent. « Le fait qu’un certain nombre de banques aux États-Unis soient en train de se restructurer ne doit pas faire céder à la panique », a déclaré au Caire M. Strauss-Kahn. Pour M. Strauss-Kahn, « nous sommes face à une crise financière jamais vue » car elle est partie du « cœur du système », les États-Unis, et non de sa « périphérie », et a touché en simultané le monde entier. « Certaines parties du monde sont plus ou moins touchées, mais le ralentissement est général. Toute l’économie mondiale va ralentir d’un demi-point à deux points » de croissance, y compris la Chine ou les pays d’Europe. Il s’est montré convaincu que « des acteurs vont disparaître », en particulier aux États-Unis, avec la possible extinction « progressive » de la banque d’investissement indépendante, type Lehman Brothers ou Merrill Lynch. « Ces événements rajoutent aux incertitudes, et des tensions financières ne sont pas à exclure à court terme », a-t-il ajouté, d’autres grandes banques, en plus de Lehman Brothers, étant en mauvaise position. Au sortir de la crise économique et financière actuelle, M. Strauss-Kahn a prédit « un secteur financier mondial beaucoup plus étroit ». Le directeur du FMI a aussi considéré que les banques européennes qui, elles, marient plusieurs métiers, seront au final « moins touchées », et ne risquent pas « d’être mises par terre », comme leurs consœurs américaines. Évoquant des banques françaises, comme la BNP-Paribas, qui ont déjà fait état de leur exposition, il a souligné qu’il était « peu concevable qu’il en soit autrement puisque la plupart des banques européennes portaient une partie des titres d’établissements américains sous des formes diverses ». Mais il s’est refusé à comparer la crise 2008 à la crise de 1929. « Ce qui est nouveau comporte plus de danger que ce qui se répète, mais une des différences avec 1929 est que nous disposons d’instruments qui ne permettent pas d’éviter la crise mais d’en atténuer les conséquences et d’en corriger les effets », en particulier le FMI. M. Strauss-Kahn a indiqué que les prochaines prévisions économiques du FMI, attendues le mois prochain, tableraient sur une reprise à l’horizon 2009, réaffirmant que si le ralentissement était « une réalité », on constate que « l’économie réelle est beaucoup plus résistante qu’on ne l’avait anticipé ».
Le patron du FMI juge la crise « sans précédent ».
Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a mis hier en garde contre toute « panique » en estimant cependant que la crise financière actuelle était sans précédent.
« Le fait qu’un certain nombre de banques aux États-Unis soient en train de se restructurer ne doit pas faire céder à la panique », a déclaré au Caire M. Strauss-Kahn.
Pour M. Strauss-Kahn, « nous sommes face à une crise financière jamais vue » car elle est partie du « cœur du système », les États-Unis, et non de sa « périphérie », et a touché en simultané le monde entier.
« Certaines parties du monde sont plus ou moins touchées, mais le ralentissement est général. Toute l’économie mondiale va ralentir d’un demi-point à deux points » de croissance, y compris la...