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Bkerké Sfeir discute du développement du Kesrouan avec Farid Haïkal el-Khazen

Le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a reçu hier, au siège d’été du patriarcat à Dimane, l’ancien député Farid Haïkal el-Khazen, à la tête d’une délégation de personnalités économiques et syndicales du Kesrouan. À l’issue de la réunion, M. Khazen a précisé que les discussions ont principalement porté sur « les privations subies par le Kesrouan au niveau des services, et qui sont désormais inacceptables ». « Comment le gouvernement parle-t-il de développement équilibré alors qu’il y a des problèmes qui durent depuis les années 50, comme la centrale électrique de Zouk qui empoisonne la vie des gens et le projet touristique de la ville de Jounieh qui n’a toujours pas été lancé, et qui le sera bientôt j’espère, a-t-il ajouté. La région du Kesrouan est l’une de celles qui paye le plus d’impôts à l’État, et celle qui obtient le moins de services. » Il a révélé qu’un mouvement qui inclura les instances économiques et syndicales du Kesrouan est en préparation, « afin de nous faire entendre des responsables ». Le patriarche maronite a également rencontré une délégation du Front démocratique pour la libération de la Palestine, accompagnée de délégations des habitants du camp palestinien de Nahr el-Bared, venus lui parler des difficultés vécues par les déplacés du camp après le conflit qui avait opposé, en 2007, l’armée au groupe de Chaker Absi. De Dimane, la délégation palestinienne s’est adressée aux responsables libanais pour leur demander d’« exproprier les terres du vieux camp et de les mettre à la disposition de l’Unrwa, en vue d’une reconstruction immédiate avec, en parallèle, la rénovation ou la reconstruction de maisons détruites dans le nouveau camp ». La délégation a également appelé le nouveau commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, à supprimer le système de laissez-passer, qui empêche la bonne communication entre les familles à l’intérieur et à l’extérieur du camp. Une centaine de cèdres abattus à Tannourine Le patriarche Sfeir a par ailleurs reçu la visite de l’écologiste Mazen Abboud, qui a déclaré à l’issue de la réunion avoir informé le patriarche « d’un massacre perpétré dans la cédraie de Niha-Hardine (qui fait partie de la réserve de Tannourine), où près d’une centaine de cèdres ont été abattus ». Précisant que ces terres appartiennent au patriarcat maronite, M. Abboud a souligné que « le parquet s’est saisi de cette affaire, selon nos informations ». Enfin, Mgr Sfeir a décerné hier la médaille du patriarcat à James Wakim, un émigré libanais qui a reçu le prix du meilleur homme d’affaires de 2008 en Australie. Notons que c’est la première fois que ce prix est accordé à une personnalité hors de Grande-Bretagne. M. Wakim est originaire de Bqaaqafra (Nord), et a affirmé hier, à Dimane, qu’il dédiait ce prix à son pays d’origine, le Liban.
Le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a reçu hier, au siège d’été du patriarcat à Dimane, l’ancien député Farid Haïkal el-Khazen, à la tête d’une délégation de personnalités économiques et syndicales du Kesrouan. À l’issue de la réunion, M. Khazen a précisé que les discussions ont principalement porté sur « les privations subies par le Kesrouan au niveau des services, et qui sont désormais inacceptables ».
« Comment le gouvernement parle-t-il de développement équilibré alors qu’il y a des problèmes qui durent depuis les années 50, comme la centrale électrique de Zouk qui empoisonne la vie des gens et le projet touristique de la ville de Jounieh qui n’a toujours pas été lancé, et qui le sera bientôt j’espère, a-t-il ajouté. La région du Kesrouan est l’une de celles qui paye le plus...