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Paris-SG : les premiers pas réussis de Villeneuve

En trois mois, Charles Villeneuve, arrivé au Paris-SG avec la réputation d’un manageur autoritaire, étranger au monde du football, a pour l’instant pris à contre-pied ses détracteurs, réussissant ses premiers pas à la tête du club parisien. Les tout premiers gestes de Villeneuve quelques jours après sa nomination en juin dernier n’avaient pas rassuré. Ses déclarations sur la « nécessité d’un grand gardien » à Paris au moment où Landreau venait d’être écarté de la liste de l’Euro 2008, son erreur sur le prénom de Camara (il l’avait appelé Souleymane et non Zoumana)... Tout cela dessinait le profil qu’on lui accolait volontiers : autoritaire, peu au fait des choses du football, celui d’un homme incapable de relever le club après deux saisons catastrophiques. La question se posait alors : pourquoi l’actionnaire principal Sébastien Bazin avait-il choisi ce néoretraité de TF1 ? Perplexes Le lien a été révélé ensuite. La caution footballistique de Charles Villeneuve tenait à ses relations avec le manageur d’Arsenal Arsène Wenger, lui-même proche de Bazin, l’opération ayant été facilitée par un proche de Martin Bouygues, propriétaire de TF1. Mais son profil d’ancien militaire, journaliste et producteur à poigne de la première chaîne, laissait beaucoup de salariés du club perplexes. « Il est arrivé avec une réputation de quelqu’un qui ne connaissait pas forcément bien le milieu, et surtout avec celle d’un “tueur”. Il y en a au club qui n’en menaient pas large », raconte un des salariés du club parisien. Car Villeneuve, qui a dirigé le service des sports de TF1, s’il réfute cette étiquette d’autoritaire – « Je suis un manageur qui décide », explique-t-il –, n’est toutefois pas un tendre. « Il a fait pas mal de bonnes choses. Il aime la rigueur, donc l’ordre. C’était quelqu’un qui n’hésitait pas à faire le ménage et à lancer des soufflantes », raconte un de ses anciens collaborateurs à TF1. S’il n’a pas laissé que de mauvais souvenirs à TF1, certains ne l’ont pas regretté. Son ancien collègue Thierry Roland avait d’ailleurs estimé publiquement qu’il était « totalement incompétent » pour ce poste de président. Depuis sa prise en main du club de la capitale, le président s’est surtout concentré sur le recrutement, passant ses trois premiers mois d’exercice à prendre ses marques sans remous. Coup de force « De toute façon, il ne va pas virer tout le monde en trois mois, il observe, il se renseigne », estime un de ses anciens collègues. Sa cohabitation rugueuse avec Paul Le Guen (née d’un accrochage lorsque Le Guen entraînait Lyon) s’est muée en un « gentleman’s agreement », les deux hommes étant condamnés à s’entendre. Mais le plus gros coup de force de Villeneuve réside dans le recrutement, l’un des plus beaux de ces dernières saisons, avec une recrue de luxe en la personne de Claude Makelele. Villeneuve voue d’ailleurs une admiration sans faille à l’ancien international, avec qui il discute très souvent. En plus de ça, le début de saison sur le plan sportif (Paris est 6e de L1) lui a conféré une assise, certes précaire, mais toutefois bien réelle. Villeneuve, qui s’est entouré d’un nouveau directeur de la communication débauché de TF1, Bruno Skropeta, n’a pas encore bousculé les choses au Paris-SG. Il est encore en période d’observation et s’appuie sur les gens du club, comme Alain Roche, le responsable du recrutement, qui paraissait en difficulté la saison dernière. « Il ne sait pas encore qui est qui et sur qui se reposer, il attend », estime encore un salarié du club parisien. « Il marche à la confiance et il attend de savoir sur qui il peut compter. Il est plutôt accessible et sympa, pas du tout le tortionnaire annoncé », assure un autre. Pour l’instant, Villeneuve a réussi son entrée. Pour l’instant.
En trois mois, Charles Villeneuve, arrivé au Paris-SG avec la réputation d’un manageur autoritaire, étranger au monde du football, a pour l’instant pris à contre-pied ses détracteurs, réussissant ses premiers pas à la tête du club parisien.
Les tout premiers gestes de Villeneuve quelques jours après sa nomination en juin dernier n’avaient pas rassuré.
Ses déclarations sur la « nécessité d’un grand gardien » à Paris au moment où Landreau venait d’être écarté de la liste de l’Euro 2008, son erreur sur le prénom de Camara (il l’avait appelé Souleymane et non Zoumana)... Tout cela dessinait le profil qu’on lui accolait volontiers : autoritaire, peu au fait des choses du football, celui d’un homme incapable de relever le club après deux saisons catastrophiques.
La question se posait alors : pourquoi...