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Serbie Belgrade en force à Bruxelles pour plaider le rapprochement avec l’UE

Le président Boris Tadic se rend aujourd’hui à Bruxelles à la tête de la plus importante délégation jamais envoyée par Belgrade depuis au moins l’entrée en fonctions du gouvernement proeuropéen, pour plaider l’accélération du rapprochement de la Serbie avec l’UE. Il est nécessaire de faire le point et de « définir une feuille de route pour que la Serbie devienne membre de l’Union européenne le plus tôt possible », a déclaré, hier, le président Tadic sur la chaîne de télévision B92. Le président Tadic sera accompagné du Premier ministre, Mirko Cvetkovic, du ministre des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, et du vice-Premier ministre chargé de l’intégration européenne, Bozidar Djelic. Le niveau de cette délégation illustre l’importance que le gouvernement proeuropéen serbe, en place depuis le 7 juillet, attache à la relance et à l’accélération du rapprochement avec l’Union européenne. La délégation rencontrera notamment le diplomate en chef de l’UE, Javier Solana, et le commissaire européen pour l’Élargissement, Olli Rehn. « Nous ne pouvons nous passer de l’Europe. Tous les processus doivent donc être accélérés, y compris la mise en œuvre de l’accord commercial » de libre-échange avec l’UE, a expliqué M. Tadic. Depuis l’arrestation à Belgrade le 21 juillet de Radovan Karadzic, l’ancien chef des Serbes de Bosnie, les autorités serbes plaident tout particulièrement auprès des Européens pour l’application de cet accord. Cet accord, dit « intérimaire », peut être activé avant même la ratification de l’Accord de stabilisation et d’association (ASA) signé en avril entre la Serbie et les 27 pays de l’UE. Cette ratification de l’ASA qui peut demander entre un an ou deux, selon un diplomate, est conditionnée à la pleine coopération de Belgrade avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI). La ratification de l’ASA, qui devrait figurer au menu de la nouvelle session parlementaire serbe, se heurte à la résistance de l’opposition nationaliste qui ne pardonne pas à 21 des 27 pays de l’UE d’avoir reconnu l’indépendance du Kosovo. Ce plaidoyer serbe en faveur de l’application de l’« accord intérimaire » intervient avant la réunion, mi-septembre, des ministres des Affaires étrangères de l’Union où le sujet devrait être évoqué, mais aussi quelques jours avant la visite à Belgrade, les 10 et 11 septembre, du procureur du TPI, le Belge Serge Brammertz. L’évaluation par M. Brammertz de la coopération de Belgrade avec le tribunal sera déterminante dans la décision des Européens pour mettre en oeuvre cet accord entre la Serbie et l’UE. Les 27 réclament que la Serbie arrête l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, le général Ratko Mladic, inculpé pour génocide par le TPI pour son rôle pendant la guerre de Bosnie (1992-1995). Les Pays-Bas insistent tout particulièrement sur ce point. Les Européens appellent aussi Belgrade à arrêter un ancien responsable des Serbes de Croatie, Goran Hadzic, en cavale depuis des années.
Le président Boris Tadic se rend aujourd’hui à Bruxelles à la tête de la plus importante délégation jamais envoyée par Belgrade depuis au moins l’entrée en fonctions du gouvernement proeuropéen, pour plaider l’accélération du rapprochement de la Serbie avec l’UE. Il est nécessaire de faire le point et de « définir une feuille de route pour que la Serbie devienne membre de l’Union européenne le plus tôt possible », a déclaré, hier, le président Tadic sur la chaîne de télévision B92.
Le président Tadic sera accompagné du Premier ministre, Mirko Cvetkovic, du ministre des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, et du vice-Premier ministre chargé de l’intégration européenne, Bozidar Djelic. Le niveau de cette délégation illustre l’importance que le gouvernement proeuropéen serbe, en place depuis le...