Le Japonais Kei Nishikori, 18 ans, tombeur de la tête de série n° 4 David Ferrer, et l’Argentin Juan Martin Del Potro, 19 ans, qui a fait du Français Gilles Simon sa 22e victime consécutive, ont fait souffler le vent de la jeunesse sur l’US Open, samedi à New York.
Les deux adolescents, qui vont ferrailler l’un contre l’autre lundi, ont livré deux longues batailles de cinq sets, quatre heures pour del Potro et plus de trois heures trente pour Nishikori, pour se qualifier en 8e de finale d’un tournoi du grand chelem pour la première fois de leur courte carrière.
Des deux, Del Potro est sans conteste le plus en vue. Le grand échalas argentin (1,98 m pour 78 kg), énorme serveur au coup droit dévastateur, n’a plus perdu un match de tennis depuis le 7 juillet, raflant quatre tournois au passage (Stuttgart, sa première victoire ATP en simple, Kitzbuehel, Los Angeles et Washington) et effectuant un sacré bond au classement mondial.
De la 65e à la 17e place mondiale. Un grand bond en avant qui attend aussi Nishikori à la fin de l’US Open. Actuellement 126e mondial, le vainqueur surprise du tournoi de Delray Beach en février, face à l’Américain James Blake, va quitter sa 126e place mondiale pour un rang plus conforme à son jeu actuel.
En Floride, sa terre d’adoption puisqu’il est installé à l’académie Bollettieri depuis l’âge de 14 ans, Nishikori avait épaté Blake par sa précocité : « Je suis impressionné. Moi, à 18 ans, j’étais encore au lycée. »
Le Japonais disputait seulement le sixième tournoi ATP de sa carrière, ne comptait alors que huit matches sur le circuit et était classé 244e mondial.
Très tonique, prenant la balle très tôt pour lui donner de la vitesse, le Japonais avait alors surclassé le n° 12 mondial. Samedi, il s’est payé le 4e.
Il se pose déjà en héritier du dernier Japonais à avoir brillé sur les courts de tennis, Shuzo Matsuoka, qu’il a égalé avec sa victoire ATP (Séoul 95 pour Matsuoka). Il lui reste à atteindre les quarts de finale d’un grand chelem et au moins la 46e place mondiale pour faire aussi bien que celui qui est devenu un commentateur TV très populaire dans son pays.
« Je ne suis pas surpris par Nikishori, c’est un très bon joueur, a commenté David Ferrer. De toute façon, il faut l’être pour gagner un tournoi contre Blake. Je l’avais déjà remarqué l’an dernier à Tokyo. Je suis sûr qu’il sera un grand joueur dans l’avenir. »
Del Potro, de son côté, reçoit aussi des éloges de partout. Seule ombre au tableau de l’Argentin : son physique un peu frêle, qui lui a joué de mauvais tours à ses débuts avec plusieurs blessures.
Son entraîneur, l’ex-joueur Franco Davin, avec lequel il travaille depuis février, l’aide à se forger une condition irréprochable, mais après trois matches, del Potro a déjà passé beaucoup de temps sur le court et arrive au point de saturation.
« Je suis fatigué, assure-t-il. Je suis content d’avoir gagné, bien sûr, mais je ne peux plus bouger... »
Contre Nishikori, il a toutefois promis de se battre avec la « “garra” des Argentins qui ne se rendent jamais ». Le Japonais n’a rien dit sur un hara-kiri en cas de défaite.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Japonais Kei Nishikori, 18 ans, tombeur de la tête de série n° 4 David Ferrer, et l’Argentin Juan Martin Del Potro, 19 ans, qui a fait du Français Gilles Simon sa 22e victime consécutive, ont fait souffler le vent de la jeunesse sur l’US Open, samedi à New York.
Les deux adolescents, qui vont ferrailler l’un contre l’autre lundi, ont livré deux longues batailles de cinq sets, quatre heures pour del Potro et plus de trois heures trente pour Nishikori, pour se qualifier en 8e de finale d’un tournoi du grand chelem pour la première fois de leur courte carrière.
Des deux, Del Potro est sans conteste le plus en vue. Le grand échalas argentin (1,98 m pour 78 kg), énorme serveur au coup droit dévastateur, n’a plus perdu un match de tennis depuis le 7 juillet, raflant quatre tournois au passage (Stuttgart, sa...