Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les nominations militaires nécessitent calme et consensus

Le ministre d’État Nassib Lahoud a affirmé hier que le dossier des nominations doit être discuté « dans le calme et avec objectivité ». « Toutes les questions doivent être posées en Conseil des ministres, surtout que celui-ci regroupe toutes les forces politiques », au lieu qu’elles soient discutées et amplifiées « par les médias ». « Le calme sur la scène libanaise sera garanti par les responsables politiques qui doivent se montrer prudents lorsqu’ils prennent position. Cette attitude se répercutera positivement sur le climat médiatique », a poursuivi M. Lahoud. Sur les nominations militaires et administratives, et sur le point de savoir si celles-ci pouvaient être traitées dans le calme, le ministre a répondu : « Je ne sais pas si les nominations vont être décidées durant la prochaine séance en Conseil des ministres, mais ce dossier doit être tranché le plus rapidement possible parce que les Libanais ont besoin d’avoir un nouveau commandant en chef de l’armée pour que l’armée et les Forces de sécurité intérieure puissent pleinement fonctionner. » Beaucoup plus négatif, le député Ahmad Fatfat a quant à lui indiqué que « l’opinion publique veut des nominations qui lui inspirent confiance ». « Lorsque les nominations deviennent l’objet d’une polémique, elles ne voient pas le jour. Surtout si elles sortent du cadre du Conseil des ministres, elles ne verront pas le jour. Les nominations les plus importantes sont bien sûr celles qui concernent les postes militaires. L’opinion publique attend de ces nominations qu’elles soient rassurantes pour tous les citoyens », a expliqué M. Fatfat. De son côté, le député Hussein Hajj Hassan, en visite chez le ministre de la Jeunesse et des Sports Talal Arslane, a affirmé que « les nominations au niveau de la première catégorie et surtout les postes sécuritaires doivent faire l’objet d’une entente ». « Il y a des contacts qui sont en train d’être effectués, surtout en ce qui concerne les postes militaires, pour que nous puissions nous entendre sur le dossier des nominations de première catégorie, où environ 45 postes sont vacants. Cela doit être fait dans l’intérêt national. Le Hezbollah n’a pas d’objections, il y a toutefois une entente qui doit être obtenue sur les nominations pour que celles-ci soient entérinées par un gouvernement d’union nationale. Il va de soi que toute nomination doit être entérinée par les deux tiers du gouvernement. C’est pour cela que tout accord nécessite une entente nationale, surtout en ce qui concerne les postes militaires, car ceux qui les occupent doivent être en accord avec toutes les parties », a ainsi longuement expliqué M. Hajj Hassan. Le député Anwar el-Khalil a relevé de son côté que « les contacts sont permanents pour pouvoir aboutir à un accord sur les nominations d’un commandant en chef de l’armée et des vice-présidents de la Banque du Liban ». « Je ne pense pas que nous soyons très loin d’une entente, mais jusqu’à lundi soir, il n’y avait pas encore d’accord total sur les principaux noms. Il y a certains postes qu’il faut pourvoir absolument, notamment le commandement en chef de l’armée, les quatre vice-présidences de la Banque du Liban et certaines nominations principales qui sont liées au volet sécuritaire (…) Nous avons beaucoup de vacances au niveau des directeurs généraux (…) mais la priorité sera dévolue au commandement en chef de l’armée », a affirmé à cet égard M. Khalil.
Le ministre d’État Nassib Lahoud a affirmé hier que le dossier des nominations doit être discuté « dans le calme et avec objectivité ». « Toutes les questions doivent être posées en Conseil des ministres, surtout que celui-ci regroupe toutes les forces politiques », au lieu qu’elles soient discutées et amplifiées « par les médias ». « Le calme sur la scène libanaise sera garanti par les responsables politiques qui doivent se montrer prudents lorsqu’ils prennent position. Cette attitude se répercutera positivement sur le climat médiatique », a poursuivi M. Lahoud. Sur les nominations militaires et administratives, et sur le point de savoir si celles-ci pouvaient être traitées dans le calme, le ministre a répondu : « Je ne sais pas si les nominations vont être décidées durant la prochaine séance en...