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Actualités - Chronologie

Natation : Alain Bernard roi de l’épreuve reine

Alain Bernard a fait hier une entrée fracassante dans l’histoire du sport français en devenant champion olympique du 100 mètres nage libre, l’épreuve reine de la natation et sans doute de ces Jeux de Pékin. Aux côtés de l’Australien Eamon Sullivan au centre du bassin de l’Aquacube olympique, l’Aubagnais a su contrôler le recordman du monde de bout en bout pour toucher l’or en 47’’21, à un centième de son record d’Europe établi la veille en série. Bernard a conclu sa course devant Sullivan (47’’32), détenteur du record du monde depuis la veille (47’’05), et Lezak et Cielo, à égalité en 47 sec 67. Sullivan est parti le premier et a viré en tête avec 5/100e d’avance, mais le Français a fait la différence sur la longueur du retour. Le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband, double champion olympique en titre et qui visait un troisième historique consécutif sur la distance, a terminé cinquième (47’’75). Bernard, 25 ans, est le troisième champion olympique de l’histoire de la natation française après Jean Boiteux sur 400 m nage libre aux Jeux d’Helsinki en 1952 et Laure Manaudou sur 400 m libre aux JO 2004 à Athènes. Avant Bernard, seul Stephan Caron était monté sur un podium olympique en 100 m nage libre après avoir terminé 3e des JO 1988 à Séoul et des J0 1992 à Barcelone. Pour l’équipe de France, il s’agit de la 13e médaille, et la 2e en or, depuis le début des Jeux, ainsi que la quatrième en natation après celles de Duboscq (bronze sur 100 m et 200 brasse) et l’argent du relais 4x100 m nage libre messieurs dans lequel Bernard avait été le dernier relayeur. Devant de la scène En demi-finales, Bernard avait battu le record du monde de la distance reine (47’’20) avant d’en être dépossédé quelques minutes plus tard par l’Australien Eamon Sullivan (47’’05). En mars, lors des championnats d’Europe à Eindhoven (Pays-Bas), il s’était emparé pour la première fois de la marque mondiale en demi-finales (47’’60) qui était détenue depuis huit ans par le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband. En finale, il améliorait à nouveau le record (47’’50). À Eindhoven, Bernard avait battu trois records du monde avec celui du 50 m nage libre (21’’50) – que lui a ensuite pris Sullivan (21’’28) – et avait été sacré champion d’Europe sur 50 m et 100 m nage libre, ses premiers titres internationaux en grand bassin. Depuis plus d’un an, le sprinteur occupe le devant de la scène après avoir amélioré progressivement ses chronos. Déjà, lors des championnats de France en 2007, il était devenu le deuxième performeur de tous les temps sur le 100 m nage libre (48’’12). En décembre à Debrecen (Hongrie), il avait ensuite décroché son premier titre international en petit bassin, sur 100 m libre. Bernard, entraîné depuis huit ans par Denis Auguin, participe à ses premiers Jeux olympiques après avoir échoué à se qualifier en 2004.
Alain Bernard a fait hier une entrée fracassante dans l’histoire du sport français en devenant champion olympique du 100 mètres nage libre, l’épreuve reine de la natation et sans doute de ces Jeux de Pékin.
Aux côtés de l’Australien Eamon Sullivan au centre du bassin de l’Aquacube olympique, l’Aubagnais a su contrôler le recordman du monde de bout en bout pour toucher l’or en 47’’21, à un centième de son record d’Europe établi la veille en série.
Bernard a conclu sa course devant Sullivan (47’’32), détenteur du record du monde depuis la veille (47’’05), et Lezak et Cielo, à égalité en 47 sec 67.
Sullivan est parti le premier et a viré en tête avec 5/100e d’avance, mais le Français a fait la différence sur la longueur du retour.
Le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband, double...