La rébellion sunnite iranienne prête
à parler avec le pouvoir
le 08 août 2008 à 00h00
Un groupe rebelle sunnite iranien a affirmé qu’il était prêt à abandonner la lutte armée si Téhéran acceptait de reconnaître les droits politiques de la minorité sunnite, a déclaré le leader du groupe dans un entretien diffusé hier par la chaîne satellitaire al-Arabiya. « Nous sommes prêts à partir de ce moment à commencer un dialogue avec le gouvernement iranien (...) en présence d’une partie internationale », a dit Abdelmalek Righi, présenté comme le leader de Jundallah (les soldats de Dieu). « Si le gouvernement iranien nous permet d’exercer tous nos droits politiques, nous serons prêts à abandonner les armes et entrer dans l’arène politique », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec le correspondant de la chaîne au Pakistan. Mais il a averti que le groupe poursuivrait sa lutte contre Téhéran « jusqu’à l’obtention de tous les droits qui appartiennent à notre peuple ».
La chaîne, basée à Dubaï, a indiqué que l’interview avait eu lieu dans le Baloutchistan, près des frontières avec l’Afghanistan et l’Iran. L’homme, barbu, était assis devant un paysage montagneux, avec des hommes masqués autour de lui. Un jeune garçon apparaît près de lui dans une partie de l’entretien. Le groupe Jundallah est accusé par l’Iran de mener des actions armées meurtrières dans la région du Sistan-Baloutchistan, à la frontière pakistanaise. Cette région, qui abrite une minorité ethnique baloutche de confession sunnite, est la province la moins sûre d’Iran en raison des activités de ces rebelles, mais aussi des bandes de trafiquants de drogue. Le 12 juin, le groupe a pris en otages 16 gardes-frontières lors d’une attaque contre un poste-frontière à Saravan (Sistan-Baloutchistan) et les a emmenés au Pakistan. Il a depuis annoncé avoir executé quatre d’entre eux et menacé de continuer à exécuter des policiers si 200 de ses combattants ne sont pas libérés par les autorités iraniennes.
Un groupe rebelle sunnite iranien a affirmé qu’il était prêt à abandonner la lutte armée si Téhéran acceptait de reconnaître les droits politiques de la minorité sunnite, a déclaré le leader du groupe dans un entretien diffusé hier par la chaîne satellitaire al-Arabiya. « Nous sommes prêts à partir de ce moment à commencer un dialogue avec le gouvernement iranien (...) en présence d’une partie internationale », a dit Abdelmalek Righi, présenté comme le leader de Jundallah (les soldats de Dieu). « Si le gouvernement iranien nous permet d’exercer tous nos droits politiques, nous serons prêts à abandonner les armes et entrer dans l’arène politique », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec le correspondant de la chaîne au Pakistan. Mais il a averti que le groupe poursuivrait sa lutte contre Téhéran...
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