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Actualités - Chronologie

Coup d’envoi à Mexico de la conférence mondiale sur le sida

La conférence mondiale sur le sida, la dix-septième du genre et la première en Amérique latine, s’est ouverte dimanche soir à Mexico avec des discours vibrants appelant le monde à ne «?jamais abandonner le combat?» et un engagement de l’Organisation des Nations unies (ONU) à «?mobiliser les fonds?». Des danseurs en blanc et rouge, des chanteurs, des tambours et de grandes marionnettes mexicaines avaient lancé la cérémonie à l’auditorium national au centre de Mexico.Debout, les quelque 5?000 personnes présentes ont applaudi pendant plusieurs minutes Karen Dunaway Gonzalez, la jeune Hondurienne de 12 ans séropositive, venue les solliciter au nom des 33 millions de séropositifs dans le monde à leur assurer des médicaments, à les accepter dans les écoles et à ne plus les marginaliser. «?Beaucoup d’entre nous voulons être médecins et instituteurs, a-t-elle lancé. Je veux être chanteuse. Mais ces rêves ne pourront se concrétiser que si les médicaments sont garantis, que si l’on nous accepte dans les centres éducatifs et que si l’on nous laisse grandir sans violence, stigmatisation ou discrimination.?» «?Que nos gouvernements prennent en compte notre opinion et nos besoins?», a-t-elle conclu. Dans la lutte contre le sida, «?nous pouvons et nous devons faire mieux?», a affirmé d’entrée Pedro Cahn, président de la Société internationale du sida, qui organise cette conférence sur le thème «?Agir partout maintenant?». Il a reconnu qu’«?après tant de progrès?», le monde ne semblait pas prêt à tenir l’engagement formulé en 2006 par l’ONU d’un accès pour tous au traitement et à la prévention en 2010. Mais, a-t-il poursuivi, «?ne pas tenir ces engagements aura un impact sur des millions de vies, et on ne peut pas permettre cela?». «?La victoire est encore à notre portée?», a-t-il ajouté. Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida, qui gère le programme de l’ONU sur la pandémie, a pris le relais, citant Bob Marley, le poing levé?: «?N’abandonnez jamais le combat?!?» «?Nous entrons dans une nouvelle phase, parce que nous avons maintenant des résultats sur une grande échelle, a-t-il déclaré. Pour la première fois, moins de gens meurent du sida et moins de gens sont infectés (…). La fin du sida n’est pas en vue. Mais nous l’emporterons?!?» Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a pour sa part admis qu’«?un effort plus important est requis?», affirmant que «?les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies?». «?Comptez sur moi, je travaillerai à mobiliser les fonds et à ce que le sida reste une priorité pour les Nations unies?», a-t-il affirmé. Enfin, le président mexicain, Felipe Calderon, a été ovationné quand il a annoncé que son gouvernement fournirait gratuitement les médicaments antirétroviraux aux séropositifs et qu’il autorisera progressivement les laboratoires pharmaceutiques étrangers à commercialiser leurs médicaments au Mexique, même s’ils n’y ont pas d’unités de production, une obligation jusqu’à ce jour pour vendre ces produits au Mexique. La conférence réunit jusqu’à vendredi quelque 22?000 médecins, chercheurs, scientifiques, des représentants d’associations, des militants et des patients, qui aborderont toutes les questions relatives au sida, des recherches sur les traitements ou le vaccin à la discrimination dont souffrent les séropositifs dans plusieurs régions du monde. La prévention sera au premier rang des préoccupations. «?La prévention de nouvelles infections doit être notre première, deuxième et troisième priorité?», a déclaré dimanche soir l’ex-président du Bostwana, Festus Mogae. Également à l’ordre du jour de cette réunion, les défis à affronter pour parvenir, un jour, à trouver un vaccin ou à élaborer un gel microbicide. Le nombre des personnes affectées par le virus atteignait 33 millions en 2007, avec l’an dernier pas moins de 2,7 millions de nouveaux cas. Samedi, les chiffres concernant les États-Unis ont été révisés à la hausse, de 40?000 personnes infectées à 56?300 en 2006.
La conférence mondiale sur le sida, la dix-septième du genre et la première en Amérique latine, s’est ouverte dimanche soir à Mexico avec des discours vibrants appelant le monde à ne «?jamais abandonner le combat?» et un engagement de l’Organisation des Nations unies (ONU) à «?mobiliser les fonds?».
Des danseurs en blanc et rouge, des chanteurs, des tambours et de grandes marionnettes mexicaines avaient lancé la cérémonie à l’auditorium national au centre de Mexico.Debout, les quelque 5?000 personnes présentes ont applaudi pendant plusieurs minutes Karen Dunaway Gonzalez, la jeune Hondurienne de 12 ans séropositive, venue les solliciter au nom des 33 millions de séropositifs dans le monde à leur assurer des médicaments, à les accepter dans les écoles et à ne plus les marginaliser.
«?Beaucoup d’entre nous...