Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’Argentin Luis Moreno-Ocampo (photo), est à 56 ans un idéaliste pragmatique ayant dédié sa vie à la traque des pires criminels de la planète. Ce champion des droits de l’homme, qui a fait ses armes dans des procès contre les principaux responsables de la junte militaire argentine dans les années 1980, a aussi été avocat et militant des droits de l’homme avant d’accepter en 2003 le difficile poste de premier procureur de la CPI. « Il répète sans cesse que c’est le job le plus fantastique au monde. Il travaille 24 heures sur 24 (...) il dit que c’est une chance extraordinaire d’avoir été mandaté pour rendre justice aux victimes du Darfour ou de l’Ouganda », a expliqué à l’AFP sa collaboratrice Béatrice Le Fraper. En cinq ans, M. Moreno-Ocampo a obtenu que la CPI émette 12 mandats d’arrêt contre des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo, Ouganda, Centrafrique et au Darfour. Il a obtenu le transfèrement à La Haye de quatre suspects, dont trois miliciens congolais notamment accusés d’enrôlement d’enfants-soldats et de crimes sexuels, et récemment, de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba. Les ONG ont longtemps critiqué le procureur, accusé de ne s’en prendre qu’à du « menu fretin ». Ce père de quatre enfants, dont l’épouse est restée à Buenos Aires où elle travaille, parcourt inlassablement la planète, réclamant plus de coopération devant les organisations internationales, les chefs d’État et diplomates, suivant les travaux de ses enquêteurs et juristes ou recevant les ONG. M. Moreno-Ocampo, conseiller de la Banque mondiale et actif à Transparency International, une ONG combattant la corruption, a aussi été l’avocat de personnalités parfois controversées, comme l’ancien international de football Diego Maradona, et enseigné dans de prestigieuses universités comme Harvard. « C’est un homme de conviction, très passionné, mais il n’aimerait pas qu’on dise de lui qu’il est un idéaliste. Il croit qu’il y a des solutions (...) la justice internationale est selon lui le seul outil réaliste au XXIe siècle, car aucun État, aucune organisation internationale n’a la légitimité et le soutien nécessaires pour répondre au défi de ces crimes massifs », précise Mme Le Fraper.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l’Argentin Luis Moreno-Ocampo (photo), est à 56 ans un idéaliste pragmatique ayant dédié sa vie à la traque des pires criminels de la planète. Ce champion des droits de l’homme, qui a fait ses armes dans des procès contre les principaux responsables de la junte militaire argentine dans les années 1980, a aussi été avocat et militant des droits de l’homme avant d’accepter en 2003 le difficile poste de premier procureur de la CPI. « Il répète sans cesse que c’est le job le plus fantastique au monde. Il travaille 24 heures sur 24 (...) il dit que c’est une chance extraordinaire d’avoir été mandaté pour rendre justice aux victimes du Darfour ou de l’Ouganda », a expliqué à l’AFP sa collaboratrice Béatrice Le Fraper. En cinq ans, M. Moreno-Ocampo a...