Selon le rapport annuel de la Banque mondiale sur la bonne gouvernance, rapporté par le bulletin de Byblos Bank, Lebanon This Week, le classement du Liban a régressé au niveau de cinq des six indicateurs, à savoir l’efficacité gouvernementale, la stabilité politique, les règlementations, l’État de droit et la lutte contre la corruption. Ce n’est qu’en matière de participation au choix des gouvernants et de la liberté d’expression, d’association et des médias, que son classement s’est amélioré. L’étude couvre 212 pays dont les scores varient entre -2,5 et +2,5.
Le Liban a occupé la 15e place au niveau mondial et la 13e dans la région MENA en termes d’efficacité gouvernementale. L’indicateur mesure la qualité des services des établissements publics. Le Liban s’est classé devant l’Iran mais derrière l’Algérie dans la région. Il a reculé de 16 places globalement et a maintenu sa position au niveau régional en 2007 comparée à celle de 2006.
Aussi, le Liban s’est classé 201e sur le plan mondial et 18e au niveau régional en termes de stabilité politique. L’indicateur mesure la probabilité d’instabilité, la violence interne et le terrorisme. Dans la région MENA, le pays du Cèdre s’est classé derrière la Cisjordanie et la bande de Gaza, mais devant l’Irak. Le Liban a perdu cinq places globalement et une seule place régionalement en 2007 par rapport à l’année précédente.
D’autre part, le Liban a occupé la 137e position globalement et la deuxième dans la région MENA en ce qui concerne l’habilité des citoyens à participer aux opérations de sélection de leurs gouvernants et la liberté d’expression et d’association.
Sur un plan régional, le Liban s’est classé derrière Israël mais devant le Koweït. Le classement du Liban s’est amélioré de sept points sur un plan international et de deux points sur un plan régional en 2007 par rapport à 2006.
Par ailleurs, le Liban a occupé la 109e place globalement et la 11e place dans la région MENA en termes de qualité de sa législation. Ainsi, il s’est classé devant l’Égypte mais derrière le Maroc sur un plan régional. Il a reculé de neuf places globalement et d’une seule place sur un plan régional.
Le Liban a occupé la 148e place globalement et la 14e place sur un niveau régional en termes de l’étendue de la confiance des citoyens dans l’application des lois.
Dans la région MENA, le Liban s’est classé devant l’Algérie mais derrière la Libye. Il a rétrogradé de 21 points sur un plan international et de deux points sur un plan régional. Enfin, le Liban s’est classé à la 142e position globalement et 14e sur un plan régional en termes de contrôle de la corruption. Il s’est positionné devant l’Algérie et derrière la Libye. Sur un plan global, il s’est classé devant la Chine et le Népal mais derrière la Guyane et la République dominicaine.
Beyrouth plus ouvert au commerce extérieur
que ses pairs dans la région MENA
La Banque mondiale a établi des indicateurs de référence pour mesurer la conformité du Liban aux politiques et performances du commerce international dans cinq domaines-clés. Le rapport a été cité dans le bulletin économique hebdomadaire de Byblos Bank, Lebanon This Week.
Les domaines-clés représentent la politique de commerce, l’environnement externe du commerce, l’environnement institutionnel du commerce, les facilités du commerce et les résultats du commerce.
Le rapport souligne qu’une évaluation des performances d’un pays au niveau des politiques de commerce et de ses retombées permet une amélioration de la capacité des décideurs politiques et économiques à mettre en œuvre les réformes qui conviennent.
Le Liban s’est classé à la 59e position parmi 125 pays dans le monde et 6e parmi 15 pays dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) pour ce qui est de l’indice reflétant les restrictions causées par les tarifs douaniers imposés aux importations. L’indice résume l’impact des politiques de commerce non discriminatoires de chaque pays sur le total de leurs importations.
La Banque mondiale a fait valoir que le régime commercial appliqué par le Liban est plus ouvert que ses pairs dans la région et parmi le groupe de pays ayant la même moyenne de revenus.
Par ailleurs, le Liban a occupé la 68e place sur le plan mondial, la 14e place dans la région MENA et la 20e parmi le groupe de pays à moyen haut revenu en ce qui concerne l’indice de restriction à l’accès au marché. Cet indice résume l’impact des politiques de commerce des autres pays sur les exportations du pays concerné.
Le Liban a obtenu 4 points, un score presque similaire à la moyenne mondiale de 4,1 points, mais pire que la moyenne du groupe de pays à moyen haut revenu de 2,77 points et de celui des pays de la région MENA de 2,25 points. La Banque mondiale a souligné que l’accès du Liban aux marchés étrangers est moins favorable que l’accès de ses pairs dans la région MENA et de celui du groupe de pays ayant la même moyenne de revenu. En revanche, les tarifs douaniers sur les exportations libanaises ont substantiellement été réduits depuis 1990 surtout en ce qui concerne les exportations agricoles.
Les facilités du commerce
Le Liban s’est classé à la 98e place sur le plan mondial, 13e sur le plan régional et 21e parmi le groupe de pays à moyen haut revenu pour ce qui est de l’indice des performances logistiques. La Banque mondiale a souligné que la faiblesse du Liban réside au niveau de la précarité des infrastructures de transport et de la plate-forme des nouvelles technologiques tout comme au niveau des procédures douanières.
D’autre part, le Liban a occupé la 85e place à un niveau global, 7e sur un plan régional et 26e parmi le groupe de pays à moyen haut revenu pour ce qui est de l’indice de la facilité de faire des affaires.
Enfin, le Liban s’est classé à la 122e position sur un plan global, 10e sur le plan régional et 27e parmi le groupe de pays à moyen haut revenu pour ce qui a trait à l’indice des résultats de commerce qui signifie en pratique la croissance des volumes des échanges commerciaux de produits et de services.
Le Liban a obtenu un score de 4,9 points, un score inférieur à celui de la moyenne internationale de 7,74 points et inférieur à celui du groupe des pays à moyen haut revenus de 8,3 points et du score moyen régional de 6,4 points. La Banque mondiale a indiqué que le commerce extérieur du Liban s’est accru de 4,9 % en termes réels en 2007 après un recul en 2005-2006 reflétant des conflits sur le double plan local et régional. Son commerce s’est accru de 8,7 % au début des années 90 répercutant une période de paix dans le pays. En 2007, le commerce a représenté 146 % du PIB. Les services ont représenté 80,4 % du total des exportations du pays cette même année.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Selon le rapport annuel de la Banque mondiale sur la bonne gouvernance, rapporté par le bulletin de Byblos Bank, Lebanon This Week, le classement du Liban a régressé au niveau de cinq des six indicateurs, à savoir l’efficacité gouvernementale, la stabilité politique, les règlementations, l’État de droit et la lutte contre la corruption. Ce n’est qu’en matière de participation au choix des gouvernants et de la liberté d’expression, d’association et des médias, que son classement s’est amélioré. L’étude couvre 212 pays dont les scores varient entre -2,5 et +2,5.
Le Liban a occupé la 15e place au niveau mondial et la 13e dans la région MENA en termes d’efficacité gouvernementale. L’indicateur mesure la qualité des services des établissements publics. Le Liban s’est classé devant l’Iran mais...