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Les insolites de l’Euro

Quelques faits et gestes, rares et notables, remarqués sur les terrains de l’Euro 2008 avant la finale Allemagne-Espagne, demain soir à Vienne : Capitaines fracassés. À l’orée même de la compétition, le Français Vieira et l’Italien Cannavaro se blessent et déclarent forfait, laissant respectivement leur brassard à Thuram (et Henry) et à Buffon (et Del Piero). Le Suisse Frei (remplacé dans la fonction par Magnin) et le Polonais Zurawski (suppléé par Bak puis Zewlakow), eux, se blessent dès leur premier match, tandis que le Portugais Nuno Gomes sort invariablement en fin de partie et donne son brassard à Cristiano Ronaldo. Le capitaine est maudit chez les Turcs aussi : Emre se blesse, puis Nihat, laissant le brassard au gardien Rüstü. Arshavin, lui, a dû l’abandonner à Semak en raison d’une suspension le privant des deux premiers matches de la Russie. Quant à Nikopolidis et Simic, ils l’ont arboré une fois chacun, en guise d’hommage pour leur carrière internationale, achevée sur cet Euro pour le Grec et culminant à 99 sélections pour le Croate. Tir ami roumain : Contre l’Italie, Radoi a dû sortir dès la 25e minute, avec le nez cassé et un œil meurtri par... son coéquipier, Rat. En cherchant le ballon de la tête, sans se voir, les deux Roumains se sont télescopés dans un vol plané à mouvement hélicoïdal. Radoi joue décidément de malchance, puisque le capitaine du Steaua Bucarest a vu ses deux dernières saisons entrecoupées de blessures diverses. Polie vaillance. On connaît Tunçay comme marathonien omniprésent dans tous les compartiments du jeu. Face à la République tchèque, le milieu turc a encore élargi sa palette de polyvalent : en allant d’abord porter avec diligence un nouveau drapeau à l’arbitre assistant qui venait de casser le sien, puis en enfilant les gants à la suite de l’exclusion du gardien Volkan dans le temps additionnel. Drôles de cartons. Il y a eu, lors du quart de finale Pays-Bas-Russie, le 2e avertissement pour Kolodin synonyme de carton rouge... annulé par M. Michel qui, après consultation de son assistant, a jugé que le ballon était sorti du terrain avant la faute du défenseur russe. Il y a eu, rare mais plus courant, le carton jaune adressé à un remplaçant, le Tchèque Baros, trop véhément sur son banc au goût de M. Frejdfeldt (90+5). Et enfin la très originale double exclusion de sélectionneurs. Après plusieurs altercations verbales avec le 4e arbitre, l’Allemand Joachim Low et l’Autrichien Josef Hickersberger sont exclus par M. Mejuto Gonzalez (41). Par la voix et le geste, mais sans sortir de carton. Remplaçants remplacés. C’est arrivé au Russe Bystrov, entré à la pause au premier tour contre l’Espagne et remplacé 25 minutes après pour n’avoir pas respecté les consignes. Il n’apparaîtra plus qu’une fois, pour une poignée de minutes, contre la Suède. Nasri, lui, n’est resté qu’un quart d’heure pour la France sur la pelouse face à l’Italie, le temps de suppléer Ribéry, blessé, puis de laisser entrer un défenseur (Boumsong) à la suite de l’exclusion d’Abidal. Trois plaies et demie. Contre l’Italie, la France a connu trois des quatre plaies qui peuvent survenir dans un match (en dehors d’un but encaissé, ou des cas exceptionnels) : les Bleus ont connu un joueur blessé (Ribéry), un exclu (Abidal) et un penalty (transformé par Pirlo). Ne manquait que le but contre son camp – quoique Henry détourne du pied le coup franc de De Rossi, trompant ainsi Coupet. Non-célébration. Saut périlleux ou course folle, les célébrations de but ne manquent pas. Podolski a inventé la « non-célébration », sur chacun de ses trois buts : d’abord lors de son doublé contre la Pologne, pays de ses parents auquel il voulait montrer son respect, puis face à la Croatie, qui menait alors 2-0, le but du hiératique « Poldi » s’avérant donc anecdotique.
Quelques faits et gestes, rares et notables, remarqués sur les terrains de l’Euro 2008 avant la finale Allemagne-Espagne, demain soir à Vienne :


Capitaines fracassés. À l’orée même de la compétition, le Français Vieira et l’Italien Cannavaro se blessent et déclarent forfait, laissant respectivement leur brassard à Thuram (et Henry) et à Buffon (et Del Piero). Le Suisse Frei (remplacé dans la fonction par Magnin) et le Polonais Zurawski (suppléé par Bak puis Zewlakow), eux, se blessent dès leur premier match, tandis que le Portugais Nuno Gomes sort invariablement en fin de partie et donne son brassard à Cristiano Ronaldo. Le capitaine est maudit chez les Turcs aussi : Emre se blesse, puis Nihat, laissant le brassard au gardien Rüstü.
Arshavin, lui, a dû l’abandonner à Semak en raison d’une suspension le...