La Croatie, qui a fait excellente impression en survolant son groupe au 1er tour, entre dans le vif du sujet en quarts de finale de l’Euro 2008 contre une Turquie qui, à l’inverse, a sauvé in extremis sa tête au prix de fins de matches ébouriffantes, ce soir (21h45 heure de Beyrouth) à Vienne.
Dans sa poule, la Croatie – déjà tombeuse, auparavant, de l’Angleterre en qualifications – a aligné trois succès, contre l’Autriche (1-0), puis l’Allemagne (2-1) surtout, avant de régler in fine le sort de la Pologne (1-0).
La Turquie, elle, battue par le Portugal (2-0) lors de ses débuts, a frôlé l’élimination lors des deux matches qui ont suivi. Mais, à chaque fois, elle a fait basculer la rencontre dans les ultimes instants, d’abord face à la Suisse (2-1), pays co-organisateur, puis contre la République tchèque (3-2 après avoir été menée 0-2 jusqu’à la 75e).
A priori, les Croates semblent mieux armés, et plus frais aussi, après avoir largement fait tourner leur effectif lors du 3e match. D’autant que les Turcs, eux, vont se présenter sans leur gardien Volkan, suspendu après son exclusion face aux Tchèques, et le précieux milieu d’origine brésilienne Mehmet Aurelio, suspendu lui aussi après avoir récolté deux avertissements.
Mais entre la confiance engendrée par la victoire et l’énergie née du désespoir, la différence est souvent subtile.
« Nous devenons meilleurs »
Aussi Slaven Bilic se méfie-t-il : « On va faire attention et on sera préparés parce qu’ils sont revenus deux fois au score. Même si, bien entendu, j’aimerais bien que l’on marque les premiers. »
« Ils jouent un bon football, ils sont très agressifs, continue le jeune sélectionneur croate, 39 ans. Ils ont des joueurs dotés d’une bonne technique et d’autres avec de grosses frappes. »
« On les a suivis depuis le premier match, mais il n’est pas évident d’en retirer beaucoup d’informations pour nos joueurs. C’est plus facile de leur parler de Ballack ou Torres, continue l’ancien défenseur. Mais d’un autre côté, la Turquie n’en saura pas davantage sur nos joueurs parce que nous n’avons pas non plus de noms mondialement connus dans notre équipe. »
De son côté, Fatih Terim se dit pleinement confiant : « La Croatie, c’est une bonne équipe. Mais nous sommes aussi une bonne équipe et, jour après jour, nous devenons meilleurs. »
« Leur équipe est jeune, talentueuse, continue le sélectionneur turc, mais, en ce qui nous concerne, nous allons à Vienne en espérant y rester (pour la demi-finale). Ce sont les matches à élimination directe maintenant. On respecte toutes les équipes, mais on n’en craint aucune. »
Pour remplacer son gardien, Terim va aligner le vétéran Rüstü Recber, 35 ans, un des derniers rescapés de la Turquie qui avait terminé 3e du Mondial 2002. « Changer de gardien peut être un problème, mais Recber a beaucoup d’expérience avec plus de 100 sélections (116) », juge Bilic.
Du côté croate, où on rêve de rééditer le même exploit qu’au Mondial 98 (demi-finaliste), on compte sur le retour des milieux Srna et Rakitic, récemment gênés par de petites blessures.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Croatie, qui a fait excellente impression en survolant son groupe au 1er tour, entre dans le vif du sujet en quarts de finale de l’Euro 2008 contre une Turquie qui, à l’inverse, a sauvé in extremis sa tête au prix de fins de matches ébouriffantes, ce soir (21h45 heure de Beyrouth) à Vienne.
Dans sa poule, la Croatie – déjà tombeuse, auparavant, de l’Angleterre en qualifications – a aligné trois succès, contre l’Autriche (1-0), puis l’Allemagne (2-1) surtout, avant de régler in fine le sort de la Pologne (1-0).
La Turquie, elle, battue par le Portugal (2-0) lors de ses débuts, a frôlé l’élimination lors des deux matches qui ont suivi. Mais, à chaque fois, elle a fait basculer la rencontre dans les ultimes instants, d’abord face à la Suisse (2-1), pays co-organisateur, puis contre la République...