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Actualités - Analyse

Chebaa : face aux promesses américaines, le Liban garde la tête froide

Le président Sleiman a confié aux ambassadeurs de l’UE reçus à Baabda que la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice lui a assuré que le président Bush s’emploiera activement à convaincre Israël d’accepter de se retirer des fermes de Chebaa et de placer cette portion de territoire libanais occupée sous l’autorité de la Finul. Toutefois, cette assurance tardive d’un George Bush en fin de parcours n’a pas vraiment impressionné les responsables libanais, qui gardent à l’esprit les conditions posées par Israël pour un tel transfert d’autorité. « Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a affirmé Mme Rice, m’a dit que ce transfert n’est envisageable que si le Liban accepte la reprise des pourparlers de paix avec Israël, suspendus en 1994. » Du reste, Israël avait déjà affirmé à Ban Ki-moon et aux représentants des membres permanents du Conseil de sécurité qu’il avait également une autre condition : un Sud sans armes du Hezbollah, une condition impossible à demander au gouvernement libanais, d’autant que, dans son discours de prestation de serment, le président Sleiman a affirmé qu’une stratégie de défense sera élaborée après la récupération des fermes de Chebaa, et non pas avant. Cela dit, Israël, tout en admettant que Chebaa est un territoire non israélien, s’accommode parfaitement de l’exploitation touristique et militaire de cette région, qui possède un centre de ski et un puissant radar. Certes, ces réserves israéliennes ne vont pas empêcher les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne de chercher, en Conseil de sécurité, à demander la fin de l’occupation israélienne de Chebaa, mais l’espoir de voir ces efforts aboutir reste mince, sachant aussi le peu de cas qu’Israël a l’habitude de faire des résolutions internationales. Khalil FLEYHANE
Le président Sleiman a confié aux ambassadeurs de l’UE reçus à Baabda que la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice lui a assuré que le président Bush s’emploiera activement à convaincre Israël d’accepter de se retirer des fermes de Chebaa et de placer cette portion de territoire libanais occupée sous l’autorité de la Finul.
Toutefois, cette assurance tardive d’un George Bush en fin de parcours n’a pas vraiment impressionné les responsables libanais, qui gardent à l’esprit les conditions posées par Israël pour un tel transfert d’autorité. « Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a affirmé Mme Rice, m’a dit que ce transfert n’est envisageable que si le Liban accepte la reprise des pourparlers de paix avec Israël, suspendus en 1994. »
Du reste, Israël avait déjà affirmé à Ban...