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La majorité accuse l’opposition de bloquer la formation du gouvernement

Dans les milieux de la majorité, on fait assumer à l’opposition le retard pris dans la formation du gouvernement et on l’accuse de poser des conditions rédhibitoires. Plusieurs pôles du 14 Mars ont ainsi trouvé anormal que le camp adverse réclame deux portefeuilles souverainistes, n’en laissant qu’un à la majorité. Le ministre sortant du Développement administratif, Jean Oghassabian, a qualifié d’« anormale » la situation actuelle, estimant, dans une déclaration à la Voix du Liban, qu’« il n’est pas permis que le vide persiste au niveau de l’autorité exécutive, d’autant que le retard au niveau de la formation du gouvernement se répercute négativement sur l’ensemble de la situation interne aux plans économique et de sécurité, sans compter son impact négatif sur le démarrage du nouveau régime ». Soulignant que les contacts se sont intensifiés au cours des deux derniers jours entre la majorité et l’opposition, le ministre a relevé qu’ils n’ont pas permis le règlement du problème de la répartition des portefeuilles ministériels. Après avoir mis l’accent sur la volonté du Premier ministre désigné, Fouad Siniora, de mettre en place son équipe sans tarder, il a affirmé que ce dernier est favorable au principe de l’alternance au niveau de la gestion des ministères « qui ne devraient pas être l’apanage d’une communauté ou d’une partie politique ». « Il a proposé de nombreuses formules à l’opposition pour qu’elle fasse son choix, mais celle-ci ne s’est toujours pas décidée et exige toujours d’avoir deux portefeuilles souverainistes, ce qui n’est pas normal, voire illogique », a-t-il dit. M. Oghassabian a rappelé que conformément à l’entente de Doha, l’Intérieur et la Défense devraient être confiés à des ministres proches du chef de l’État, alors que les Affaires étrangères et les Finances devraient être partagés entre la majorité et l’opposition. « Le problème est que l’opposition veut avoir les deux ou au moins les Affaires étrangères et la Défense. Ses revendications ont même évolué, et maintenant elle réclame les Télécommunications et la Justice », a-t-il ajouté. De son côté, le député Waël Bou Faour a indiqué qu’il est du devoir de toutes les parties, « sans exception aucune », de se conformer à l’esprit et au texte de l’accord de Doha. Tout en plaidant pour une formation rapide du gouvernement, il a jugé nécessaire « une certaine mesure dans les exigences ministérielles ». Pour M. Bou Faour, parallèlement au processus politique en cours, « il est impératif de contrôler la sécurité dans le pays, de mettre un terme aux abus et aux agressions, et d’assurer à l’armée et aux forces de l’ordre l’appui nécessaire pour qu’elles puissent assumer leur devoir ». Dans le même temps, le député Antoine Zahra (Forces libanaises) a indiqué dans une interview à la télévision qu’il n’y a pas de conflit au sein de la majorité au sujet de la répartition des portefeuilles ministériels et du choix des nouveaux ministres. Commentant à son tour les exigences de l’opposition, il a jugé « anormal que deux maroquins souverainistes soient accordés à l’opposition qui doit être représentée par 11 ministres au sein du gouvernement, contre un seul pour la majorité, représentée par 16 ministres ». Au cours de deux occasions différentes, les députés Sethrida Geagea et Atef Majdalani ont chacun souligné l’engagement du 14 Mars à poursuivre son militantisme pour consolider l’indépendance et la souveraineté du Liban ainsi que la liberté et la démocratie dans le pays. M. Majdalani a mis l’accent sur l’importance de l’accord de Doha, notamment au niveau de la réactivation des pouvoirs exécutif et législatif, alors que Mme Geagea a souligné que les Forces libanaises « resteront le fer de lance face au coup d’État contre les autorités et la légalité ». Réuni sous le présidence de M. Dory Chamoun, le PNL s’en est pris à l’opposition, lui faisant assumer la responsabilité des obstacles qui empêchent la formation du gouvernement. Il a reproché au 8 Mars « d’interpréter à sa guise l’accord de Doha, et de se livrer à des pratiques qui rappellent celles qui avaient été à l’origine de la crise politique et du blocage de la présidentielle ». « L’objectif de l’opposition reste le même : atermoyer en vue d’obtenir davantage d’acquis, ou recourir à l’escalade par tous les moyens, dont l’utilisation des armes, afin de parvenir à un nouveau fait accompli. »
Dans les milieux de la majorité, on fait assumer à l’opposition le retard pris dans la formation du gouvernement et on l’accuse de poser des conditions rédhibitoires. Plusieurs pôles du 14 Mars ont ainsi trouvé anormal que le camp adverse réclame deux portefeuilles souverainistes, n’en laissant qu’un à la majorité.
Le ministre sortant du Développement administratif, Jean Oghassabian, a qualifié d’« anormale » la situation actuelle, estimant, dans une déclaration à la Voix du Liban, qu’« il n’est pas permis que le vide persiste au niveau de l’autorité exécutive, d’autant que le retard au niveau de la formation du gouvernement se répercute négativement sur l’ensemble de la situation interne aux plans économique et de sécurité, sans compter son impact négatif sur le démarrage du nouveau régime...