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Suisse : trop de signes annonciateurs d’un fiasco

Entre les blessures de ses deux meilleurs attaquants Frei et Streller, le drame qui a frappé son sélectionneur Kubi Kuhn et l’arbitrage, la Suisse, éliminée cinq jours seulement après le début de son Euro, n’a fait qu’accumuler les signaux annonçant son fiasco. Une attaque décimée Lors du match d’ouverture face aux Tchèques, le seul à crever l’écran côté suisse ne sait pas encore qu’il jouera seulement 40 minutes lors de cet Euro. Après un choc a priori anodin avec un défenseur tchèque, la Nati va perdre bien trop vite l’un de ses meilleurs éléments, Alexander Frei, récemment couronné meilleur buteur de l’histoire helvète. Un coup dur, mais qui semblait surmontable avec un Hakan Yakin paraissant en mesure de combler ce vide. Mais le forfait de Streller, en raison d’une pubalgie tenace moins d’une heure avant le coup d’envoi du match crucial face à la Turquie, peut s’apparenter à un coup de grâce. Autant dire que les chances des Suisses ont inévitablement diminué avec ces deux absences. Il faut ajouter à cela le cas du défenseur de l’Olympique lyonnais Patrick Müller, arrivé au stage de préparation à court de condition, et qui n’a pas évolué à son meilleur niveau. L’arbitrage pas vraiment favorable Le sélectionneur suisse Kubi Kuhn en est lui en tout cas persuadé : « On aurait marqué contre les Tchèques si l’arbitre avait été neutre », avait-il amèrement lâché lors de la conférence de presse précédant le match face à la Turquie. Une rancœur tenace née lors du match d’ouverture où Kuhn est sûr que deux penaltys pour les Helvètes ont été oubliés pour deux mains non sifflées dans la surface. Sur la première action, la question peut être posée. En revanche, sur la deuxième main d’Ujfalusi, cela semble peu évident. Face à la Turquie, la presse suisse relevait jeudi qu’une faute sur Magnin aurait également pu valoir un penalty. Mais le sélectionneur helvète a expliqué après l’élimination de son équipe qu’il n’en voulait « à personne », sous-entendant qu’il n’allait pas une nouvelle fois s’en prendre à l’arbitrage. Le drame de Kuhn Le sélectionneur suisse, d’ores et déjà en retraite, n’a jamais vraiment voulu évoquer le sujet, ce qui est tout à fait normal. Sa femme a été frappée par une violente crise d’épilepsie quelques jours avant le match d’ouverture et avait dû être hospitalisée à Zurich. Il a dû se rendre chaque jour à l’hôpital au chevet de sa femme, laissant son adjoint Michel Pont, une fois l’entraînement terminé, s’occuper du reste. Il est difficile de savoir exactement quelles ont été les répercussions de ce drame au sein de la « Nati », mais il est probable que cela ait perturbé quelque peu le groupe. Un scénario noir Comme l’a répété encore jeudi Kubi Kuhn, il ne peut en vouloir à ses « joueurs », se disant « satisfait » de la performance de chacun. Mis à part une faute de main de son gardien face aux Turcs, les Helvètes n’ont effectivement pas démérité. Ils ont même touché le poteau face aux Tchèques. Le plus cruel est sans doute ce but inscrit dans les arrêts de jeu par les Turcs qui les élimine du tournoi, alors qu’ils paraissaient en mesure de tenir le match nul. Les Suisses ne méritaient certainement pas de passer le premier tour, mais auraient mérité le droit de jouer face au Portugal avec l’infime possibilité de se qualifier pour les quarts de finale.
Entre les blessures de ses deux meilleurs attaquants Frei et Streller, le drame qui a frappé son sélectionneur Kubi Kuhn et l’arbitrage, la Suisse, éliminée cinq jours seulement après le début de son Euro, n’a fait qu’accumuler les signaux annonçant son fiasco.

Une attaque décimée
Lors du match d’ouverture face aux Tchèques, le seul à crever l’écran côté suisse ne sait pas encore qu’il jouera seulement 40 minutes lors de cet Euro. Après un choc a priori anodin avec un défenseur tchèque, la Nati va perdre bien trop vite l’un de ses meilleurs éléments, Alexander Frei, récemment couronné meilleur buteur de l’histoire helvète. Un coup dur, mais qui semblait surmontable avec un Hakan Yakin paraissant en mesure de combler ce vide. Mais le forfait de Streller, en raison d’une pubalgie tenace moins...