L’allure au pas de charge de sa visite à Beyrouth n’a pas empêché le chef de l’Élysée d’aller brièvement à la rencontre de la communauté française du Liban. La cérémonie a eu lieu dans les jardins de la Résidence des Pins où les Français établis dans le pays, dont de nombreux binationaux, ont réservé à Nicolas Sarkozy un accueil chaleureux.
« Je vous ai amené toute la France ! » a lancé d’emblée le président, qui a présenté un à un sous un tonnerre d’applaudissements les membres de l’imposante délégation qui l’accompagnait. Puis, poursuivant : « Toute la France est là pour dire à tout le Liban que, enfin, vous avez le droit de penser à l’avenir. »
Pour le chef de l’État français, l’accord signé à Doha a incontestablement constitué une « avancée essentielle » sur la voie de la pacification. « Mais, comme toujours au Liban, si rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais désespéré non plus », a-t-il aussitôt ajouté.
Puis, après avoir renouvelé sa profession de foi dans un Liban « libre, souverain, indépendant », Nicolas Sarkozy a réitéré l’appui de la France « à tout le Liban dans toutes ses composantes », et rendu un vibrant hommage « à ce pays miracle dans un Orient en manque de diversité ».
Le président français a évoqué une fois de plus la série noire des attentats qui ont endeuillé le pays : « Les assassins doivent être démasqués, il ne s’agit pas d’entretenir le passé, mais il n’est pas question de l’oublier non plus », a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy a ensuite publiquement remercié Bernard Kouchner pour son engagement vis-à-vis du Liban et précisé que son Premier ministre, François Fillon, reviendra encore deux fois : « Une première fois pour examiner ce qui pourrait être fait pour le développement des établissements scolaires français, puis une deuxième fois à la tête d’une délégation économique. »
Après avoir fait part de son émotion à la vue du détachement militaire, qui lui avait présenté les honneurs quelques heures plus tôt à l’AIB, « une armée unifiée, qui a consenti beaucoup de sacrifices », le chef de l’État français devait clôturer son passage à la Résidence des Pins par un mini-bain de foule auquel se sont associés François Fillon, Bernard Kouchner, François Bayrou, Marie-Georges Buffet, François Hollande et Jean-Pierre Raffarin.
G.N.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’allure au pas de charge de sa visite à Beyrouth n’a pas empêché le chef de l’Élysée d’aller brièvement à la rencontre de la communauté française du Liban. La cérémonie a eu lieu dans les jardins de la Résidence des Pins où les Français établis dans le pays, dont de nombreux binationaux, ont réservé à Nicolas Sarkozy un accueil chaleureux.
« Je vous ai amené toute la France ! » a lancé d’emblée le président, qui a présenté un à un sous un tonnerre d’applaudissements les membres de l’imposante délégation qui l’accompagnait. Puis, poursuivant : « Toute la France est là pour dire à tout le Liban que, enfin, vous avez le droit de penser à l’avenir. »
Pour le chef de l’État français, l’accord signé à Doha a incontestablement constitué une « avancée essentielle » sur la...