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Paris, Londres et Berlin pressent Téhéran de répondre à l’AIEA

Paris, Londres et Berlin ont lancé hier un appel urgent à Téhéran pour qu’il fournisse enfin les réponses aux questions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son programme nucléaire controversé. « Nous appelons enfin l’Iran à fournir toutes les informations nécessaires ainsi que tous les accès aux personnes, documents et installations demandés par l’AIEA », a indiqué l’ambassadeur de France auprès de l’agence onusienne, François-Xavier Deniau, devant le conseil des gouverneurs de l’AIEA réuni depuis lundi à Vienne. Dans son dernier rapport publié le 26 mai, plus offensif qu’à l’accoutumée, l’AIEA avait affirmé que l’Iran ne s’est toujours pas plié aux exigences du Conseil de sécurité de l’ONU, et l’avait sommé de s’expliquer sur des documents, jugés « alarmants », suggérant qu’il avait tenté par le passé de se doter de la bombe atomique. Son directeur général, Mohammad el-Baradei, a exigé lundi des « explications complètes » de l’Iran sur son programme nucléaire controversé. Téhéran, qui proclame que son programme nucléaire est strictement pacifique, a jugé « sans fondement » ces documents, qualifiés de « prétendues études », et a affirmé avoir fourni toutes les explications nécessaires. Parallèlement, le diplomate en chef de l’UE, Javier Solana, a confirmé hier qu’il irait bientôt à Téhéran dans le cadre des discussions visant à convaincre l’Iran de suspendre tout enrichissement d’uranium, même s’il a souligné qu’il n’attendait « pas de miracles ». Selon son entourage, son déplacement pourrait intervenir « mi-juin », même si cela reste « à confirmer ». « J’emporterai avec moi une proposition améliorée par rapport à celle que nous avions prise en 2006 », a poursuivi M. Solana, sans donner aucun détail sur l’offre « rafraîchie » que les six pays (États-Unis, Russie, Chine, Allemagne, France, Grande-Bretagne) ont mise au point début mai, après la présentation d’une première offre en juin 2006.
Paris, Londres et Berlin ont lancé hier un appel urgent à Téhéran pour qu’il fournisse enfin les réponses aux questions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son programme nucléaire controversé. « Nous appelons enfin l’Iran à fournir toutes les informations nécessaires ainsi que tous les accès aux personnes, documents et installations demandés par l’AIEA », a indiqué l’ambassadeur de France auprès de l’agence onusienne, François-Xavier Deniau, devant le conseil des gouverneurs de l’AIEA réuni depuis lundi à Vienne.
Dans son dernier rapport publié le 26 mai, plus offensif qu’à l’accoutumée, l’AIEA avait affirmé que l’Iran ne s’est toujours pas plié aux exigences du Conseil de sécurité de l’ONU, et l’avait sommé de s’expliquer sur des documents, jugés «...