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L’Allemagne, un favori qui doit oublier son passé

L’Allemagne fait partie des nations favorites de l’Euro 2008 (7-29 juin), mais elle n’a plus gagné un match d’une phase finale de tournoi européen depuis... 1996 : la Nationalmannschaft doit digérer les traumatismes de 2000 et de 2004. Joachim Löw a de quoi être inquiet : après les deux derniers championnats d’Europe, en 2000 et 2004, ses prédécesseurs au poste de sélectionneur, Erich Ribbeck et Rudi Völler, se sont retrouvés au chômage. L’un et l’autre avaient tiré d’eux-mêmes les conséquences des déroutes de leur équipe et démissionné quelques heures seulement après leur élimination. En 2000, l’Allemagne de Ribbeck avait été tenue en échec par la Roumanie, avant de s’incliner face à l’Angleterre (1-0) et au Portugal (3-0). Quatre ans plus tard, l’Allemagne, pourtant vice-championne du monde en titre, tombe de haut avec deux nuls contre les Pays-Bas (1-1) et la Lettonie (0-0), puis, pour finir, une humiliante défaite (2-1) contre la République tchèque qui, déjà qualifiée, avait pourtant aligné une équipe bis. Depuis, l’Allemagne a retrouvé de l’ambition et un football séduisant avec la révolution entreprise à partir de 2004 par Jürgen Klinsmann et poursuivie par son adjoint Joachim Löw après le Mondial 2006. Troisième de la dernière Coupe du monde, première nation à décrocher sur le terrain sa qualification pour l’Euro 2008, la Nationalmannschaft inspire confiance. « Je pars du principe que nous allons enregistrer le 8 juin contre la Pologne notre première victoire depuis douze ans », a même osé le président de la Fédération allemande, Theo Zwanziger. La dernière victoire allemande dans une phase finale d’un Euro remonte en effet au 30 juin 1996, en finale de l’Euro 1996 face à la République tchèque, une victoire arrachée grâce au but en or inscrit par Oliver Bierhoff. Le buteur providentiel, devenu manageur général de la sélection allemande, est lui aussi très optimiste malgré les hésitations perçues contre le Belarus (2-2) et la Serbie (2-1), la semaine dernière en matches de préparation. « Nous voulons absolument refermer cette parenthèse de douze années sans victoires et si tous les joueurs sont en forme et concentrés sur l’objectif, il n’y a pas de soucis à avoir », a-t-il insisté. Les ambitions allemandes ne se limitent pas à réparer cette anomalie de douze ans, elles vont jusqu’au 29 juin, date de la finale de l’Euro 2008. « Nous ne pouvons avoir qu’un seul objectif, un quatrième titre européen pour l’Allemagne », assure Michael Ballack, capitaine en grande forme.
L’Allemagne fait partie des nations favorites de l’Euro 2008 (7-29 juin), mais elle n’a plus gagné un match d’une phase finale de tournoi européen depuis... 1996 : la Nationalmannschaft doit digérer les traumatismes de 2000 et de 2004. Joachim Löw a de quoi être inquiet : après les deux derniers championnats d’Europe, en 2000 et 2004, ses prédécesseurs au poste de sélectionneur, Erich Ribbeck et Rudi Völler, se sont retrouvés au chômage.
L’un et l’autre avaient tiré d’eux-mêmes les conséquences des déroutes de leur équipe et démissionné quelques heures seulement après leur élimination.
En 2000, l’Allemagne de Ribbeck avait été tenue en échec par la Roumanie, avant de s’incliner face à l’Angleterre (1-0) et au Portugal (3-0).
Quatre ans plus tard, l’Allemagne, pourtant vice-championne...