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NBA Le business juteux de la Ligue nord-américaine

Vainqueurs ou vaincus ? Il n’est pas certain que la distinction ait encore une réelle importance, même en cette période de play-off. En NBA, tout le monde gagne beaucoup d’argent. Dans cette Ligue, le business passe avant tout, y compris parfois l’aspect sportif. Illustrations en quelques chiffres. Cette saison, les 469 joueurs utilisés se sont partagé la bagatelle de deux milliards de dollars, du mieux rémunéré Kevin Garnett (plus de 23 millions) au sombre inconnu Darius Rice (8 000 dollars) signé par Cleveland et coupé avant le début de la saison. Ce montant global est, par exemple, supérieur au revenu annuel du Liechtenstein. En play-off, il y a un demi-siècle, les équipes se partageaient 50 000 dollars de bonus. Aujourd’hui, on parle pour la même période d’une somme équivalant à 11 millions de billets verts, montant qui se divise selon des règles fixes. À savoir : 317 000 dollars pour le vainqueur de la saison régulière (Boston), 277 000 aux deux vainqueurs de Conférence (Boston et Los Angeles). Le finaliste national empochera 1 300 000 dollars alors que le champion touchera le jackpot, près de deux millions. Les sommes colossales brassées en NBA ne vont pas toutes dans les poches des seuls joueurs. Pleureuse Ce business permet, parfois, de récupérer des situations compromises. Il en va ainsi pour les Charlotte Hornets, éliminés au septième match de leur demi-finale régionale face à San Antonio. Forts de cette aventure en phase finale, la plus longue depuis six ans, les Hornets ont évité de perdre de l’argent cette année après une entame de championnat délicate pour ce club qui évoluait dans une salle à moitié vide à La Nouvelle-Orléans. Chaque match de play-off lui a rapporté environ un million de dollars, à partager avec la NBA et l’État de Louisiane dans le cadre du contrat de location de la salle. Après avoir envisagé une perte de 20 millions en début d’exercice, et même évoqué un possible départ de la franchise, le sourire est revenu sur le visage du propriétaire George Shinn. Ce n’est pas tout à fait le cas des patrons de la plus grande chaîne de pizzas à emporter du pays. Désireux de profiter eux aussi de cette juteuse « success story » qu’est la NBA, ils se sont signalés au travers d’une douteuse action de promotion lors du premier tour des play-offs, quand Washington affrontait Cleveland, en distribuant des maillots qualifiant Lebron James (la star des Cavs) de « pleureuse ». Pour se faire pardonner, la maison-mère de Pizza James a ensuite vendu ses produits à prix cassés dans la région de Cleveland, mais cette séance de rattrapage s’est révélée houleuse, avec des queues de plusieurs heures devant les échoppes et l’obligation de faire appel à la police pour aider à la fermeture des établissements une fois les stocks réduits à néant.
Vainqueurs ou vaincus ? Il n’est pas certain que la distinction ait encore une réelle importance, même en cette période de play-off. En NBA, tout le monde gagne beaucoup d’argent.
Dans cette Ligue, le business passe avant tout, y compris parfois l’aspect sportif.

Illustrations en quelques chiffres.
Cette saison, les 469 joueurs utilisés se sont partagé la bagatelle de deux milliards de dollars, du mieux rémunéré Kevin Garnett (plus de 23 millions) au sombre inconnu Darius Rice (8 000 dollars) signé par Cleveland et coupé avant le début de la saison. Ce montant global est, par exemple, supérieur au revenu annuel du Liechtenstein.
En play-off, il y a un demi-siècle, les équipes se partageaient 50 000 dollars de bonus. Aujourd’hui, on parle pour la même période d’une somme équivalant à 11 millions de...