Usain Bolt, surnommé « l’éclair », a fait parler la foudre dans une atmosphère électrique à New York pour s’emparer du record du monde du 100 m (9’’72) qui lui tendait les bras depuis sa sortie fracassante il y a un mois (9’’76) sur une distance inhabituelle pour lui.
À Kingston, le 3 mai, le Jamaïcain, âgé de 21 ans, avait réussi le 2e meilleur temps de l’histoire pour sa 3e compétition sur la distance. Et il avait dû faire des pieds et des mains pour convaincre son entraîneur de s’essayer à la ligne droite l’été précédent à Rethymnon, en Crète (10’’03).
La réticence de Glen Mills s’explique d’abord par la fragilité musculaire de son poulain, arrivé diminué aux Jeux olympiques de 2004 et victime d’un claquage en finale du demi-tour de piste aux Mondiaux 2005.
Ces blessures avaient retardé l’éclosion de ce prodige, devenu le plus jeune champion du monde juniors de l’histoire sur 200 m à 15 ans et 332 jours en 2002, avant de faire tomber deux ans plus tard le record du monde juniors de la distance (19’’93).
Et plutôt que sur 100 m, Mills voulait le faire monter sur 400 m. Trop dur, répondit Bolt.
Mais avec son grand gabarit (1,96 m), le natif de Trelawny, en Jamaïque, semblait souffrir d’un handicap trop lourd sur la ligne droite, où le départ est prépondérant.
Doublé 100 m-200 m ?
« Qui dit qu’il est un mauvais partant ? » s’amuse Stephen Francis, l’entraîneur de son compatriote Asafa Powell, à qui il a ravi le record du monde. « D’après ce qu’on m’a dit, il a mené la course de bout en bout », a ajouté l’entraîneur, présent à la réunion d’athlétisme de Berlin.
« Je savais que si je pouvais battre Tyson à la sortie des blocks, je pouvais gagner la course », a expliqué Bolt pour qui ce chrono n’est qu’une première étape. « Ce record du monde ne signifie rien tant que je n’aurai pas la médaille d’or aux Jeux olympiques ou un titre mondial. »
Ses plans initiaux prévoyaient qu’il brigue le titre olympique uniquement sur 200 m. Sa première sortie de l’année sur la distance, dont il est le vice-champion du monde, sera d’ailleurs très attendue à Ostrava, en République tchèque le 12 juin, car ses 9 sec 72 laissent penser qu’il battra très bientôt son record personnel (19’’75) et qu’il pourrait à terme s’approcher de celui, longtemps inaccessible, de l’Américain Michael Johnson (19’’32).
Et avec le record du monde de la ligne droite en poche, on le voit mal refuser de tenter un doublé olympique 100 m-200 m que l’Américain Carl Lewis est le dernier à avoir réussi en 1984 à Los Angeles.
« Je vais définitivement tenter le doublé », a affirmé le sprinteur de 21 ans à son arrivée à l’aéroport de Kingston en provenance de New York.
« J’ai battu le record (du monde), alors j’imagine que cela sert à prendre une décision. Je suis maintenant l’homme le plus rapide du monde, donc je dois courir (le 100 m) », a poursuivi Bolt, qui s’était toujours déclaré indécis sur sa volonté d’un doublé de la distance reine de l’athlétisme (100 m) et de sa distance de prédilection
(200 m).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Usain Bolt, surnommé « l’éclair », a fait parler la foudre dans une atmosphère électrique à New York pour s’emparer du record du monde du 100 m (9’’72) qui lui tendait les bras depuis sa sortie fracassante il y a un mois (9’’76) sur une distance inhabituelle pour lui.
À Kingston, le 3 mai, le Jamaïcain, âgé de 21 ans, avait réussi le 2e meilleur temps de l’histoire pour sa 3e compétition sur la distance. Et il avait dû faire des pieds et des mains pour convaincre son entraîneur de s’essayer à la ligne droite l’été précédent à Rethymnon, en Crète (10’’03).
La réticence de Glen Mills s’explique d’abord par la fragilité musculaire de son poulain, arrivé diminué aux Jeux olympiques de 2004 et victime d’un claquage en finale du demi-tour de piste aux Mondiaux 2005.
Ces blessures...