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Commerce La grogne monte en Europe sur les dernières propositions à l’OMC

Le mécontentement monte en Europe face aux dernières propositions sur la table à l’OMC en vue d’un accord sur la libéralisation des échanges mondiaux, compliquant la tâche du négociateur de l’UE, Peter Mandelson, qui cherche coûte que coûte à arracher un compromis. Le commissaire européen au Commerce doit présenter lundi aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne les grandes lignes des nouveaux textes de compromis sur l’ouverture des marchés agricoles et industriels. Mais ces propositions, censées servir de cadre à un possible accord dans le cadre du cycle de Doha, lancé en 2001, sont loin de remporter l’adhésion des Européens. Ils pourraient « envoyer un message négatif au commissaire » lundi et lui demander de renégocier ces textes, selon une source diplomatique. « Tout le monde reconnaît que les nouveaux documents, surtout sur les produits industriels, sont très mauvais pour l’UE. Il y a très peu d’enthousiasme » et les États membres « pourraient les rejeter », explique pour sa part une source européenne. Alors même que les États européens n’étaient déjà pas satisfaits jusqu’ici des propositions discutées, les derniers textes de compromis montrent « une nouvelle dégradation des intérêts européens », estime de son côté une source française. Si le constat est largement partagé, il faudra « en tirer les conclusions ». « Moins que jamais, les conditions semblent réunies pour un accord à Genève », renchérit-il. Les interminables négociations opposent principalement les pays du Sud aux pays du Nord. Les premiers dénoncent les subventions agricoles et protections douanières des pays riches, tandis que ces derniers demandent aux États émergents d’ouvrir davantage leurs propres marchés aux services et aux produits industriels. Or, si les nouvelles propositions diffèrent peu sur le plan agricole de leur précédente version – qui était pourtant loin de contenter certains États dont la France –, cette fois c’est surtout du côté des produits industriels que « la surprise est mauvaise », relève la source diplomatique. Sur la table, un système à la carte pour les pays émergents qui devront ramener leurs droits de douane sous un maximum de 19 à 26 %, une fourchette légèrement plus large que précédemment proposé. « La fourchette globale s’est élargie dans le bon sens pour les pays émergents et dans le mauvais sens pour les pays développés », résume la source diplomatique, estimant que cela « va conduire les Européens à doubler les concessions agricoles par des concessions industrielles » alors qu’ils espéraient « un rééquilibrage ». L’organisation patronale européenne BusinessEurope a déjà fait part de ses « inquiétudes », tandis que du côté des États, trois groupes devraient se dégager. Un groupe nettement critique devrait rassembler la France, l’Irlande, la Hongrie et la Pologne, explique la source européenne. Le Royaume-Uni, la Suède et la République tchèque devraient constituer le front des plus favorables, tandis qu’un groupe plus mitigé, et dont le positionnement sera « décisif », serait mené par l’Allemagne. Une réunion des ministres concernés pourrait avoir lieu en juin afin de tenter de finaliser les détails complexes de l’accord avant la fin de l’année et l’arrivée d’un nouveau président américain à la Maison-Blanche, susceptible de tout remettre en cause.
Le mécontentement monte en Europe face aux dernières propositions sur la table à l’OMC en vue d’un accord sur la libéralisation des échanges mondiaux, compliquant la tâche du négociateur de l’UE, Peter Mandelson, qui cherche coûte que coûte à arracher un compromis.
Le commissaire européen au Commerce doit présenter lundi aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne les grandes lignes des nouveaux textes de compromis sur l’ouverture des marchés agricoles et industriels.
Mais ces propositions, censées servir de cadre à un possible accord dans le cadre du cycle de Doha, lancé en 2001, sont loin de remporter l’adhésion des Européens. Ils pourraient « envoyer un message négatif au commissaire » lundi et lui demander de renégocier ces textes, selon une source diplomatique.
« Tout le monde...