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Actualités - Chronologie

Hermel, Rachaya et Hasbaya, les nouveaux promus

Hors de Beyrouth, il a été question dans les discussions de Doha de se fonder sur les cazas comme unités électorales, en vertu de la loi de 1960. Celle-ci prévoyait toutefois quelques exceptions à cette règle. En effet, les cazas de Baalbeck et du Hermel formaient une seule circonscription, de même que la Békaa-Ouest et Rachaya, ainsi que Marjeyoun et Hasbaya. Ces exceptions étaient fondées sur le fait que les cazas du Hermel, de Rachaya et de Hasbaya étaient démographiquement trop mineurs pour former des circonscriptions à eux seuls. Ils ne le sont plus aujourd’hui. En sens inverse, le caza de Saïda, comprenant la ville proprement dite et la région dite du Zahrani, était déjà divisé en deux circonscriptions correspondant à ces deux entités. Politiquement, la promotion des cazas du Hermel, de Rachaya et de Hasbaya n’a de véritable signification que dans le dernier. En effet, le détachement du Hermel de Baalbeck n’est pas susceptible d’influer sur les résultats des élections, dans la mesure où ces deux régions sont à claire dominante chiite. Il en est de même de la Békaa-Ouest et de Rachaya, majoritairement sunnite ou sunnito-druze. En revanche, Marjeyoun est à écrasante majorité chiite alors que cette communauté est pratiquement inexistante à Hasbaya, région sunnito-druzo-chrétienne. Pour l’heure, la circonscription de Marjeyoun-Hasbaya compte cinq sièges : deux chiites, un sunnite, un druze et un grec-orthodoxe. Les chiites étant nettement majoritaires, les cinq sièges sont actuellement tenus par l’opposition. La séparation des deux cazas est de nature à changer la donne, puisque les sièges sunnite et druze, qui ne peuvent être attribués qu’à Hasbaya, passeront, de toute vraisemblance, dans le camp du 14 Mars. Quant aux deux sièges chiites, tous deux attribuables à la circonscription de Marjeyoun, ils demeureront dans le giron de l’opposition. Reste le problème du siège grec-orthodoxe. Dans le cas où les deux cazas seraient séparés, le nombre d’inscrits de cette communauté dans chacune des deux unités n’est pas suffisant pour mériter un siège, ni dans l’une ni dans l’autre. Pour réunir à nouveau l’électorat orthodoxe (et plus généralement chrétien), il faudra procéder à une modification de la frontière géographique des deux circonscriptions. Or cela n’est possible que dans un seul sens, de Marjeyoun vers Hasbaya, les chrétiens étant dans la première concentrés dans et autour de la ville de Marjeyoun, alors que, dans la seconde, ils sont répartis en minorités dans tout le caza. Il est possible d’en décider autrement, mais cela serait une aberration de plus de notre système électoral, qui en compte beaucoup. E. F.
Hors de Beyrouth, il a été question dans les discussions de Doha de se fonder sur les cazas comme unités électorales, en vertu de la loi de 1960. Celle-ci prévoyait toutefois quelques exceptions à cette règle. En effet, les cazas de Baalbeck et du Hermel formaient une seule circonscription, de même que la Békaa-Ouest et Rachaya, ainsi que Marjeyoun et Hasbaya. Ces exceptions étaient fondées sur le fait que les cazas du Hermel, de Rachaya et de Hasbaya étaient démographiquement trop mineurs pour former des circonscriptions à eux seuls. Ils ne le sont plus aujourd’hui. En sens inverse, le caza de Saïda, comprenant la ville proprement dite et la région dite du Zahrani, était déjà divisé en deux circonscriptions correspondant à ces deux entités.
Politiquement, la promotion des cazas du Hermel, de Rachaya et de...