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Paris rassurant : Le Hezbollah a voulu simplement faire pression sur le gouvernement

PARIS, d’Élie MASBOUNGI La France considère que le Hezbollah ne sort pas affaibli après son coup de force contre le gouvernement. Des sources proches du ministère des Affaires étrangères ont laissé entendre à ce propos que le parti chiite ne voulait pas prendre le pouvoir parce que l’Iran ne pense pas que les circonstances sont propices actuellement pour un affrontement irano-américain, et qu’en tout état de cause, Téhéran ne veut pas d’une détérioration de la situation au Liban. Par ailleurs, et toujours selon ces mêmes sources, la Syrie a marqué des points en obtenant que ce soit le Premier ministre du Qatar, cheikh Jassem ben Hamad al-Thani, et non le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, qui dirige le dialogue interlibanais. L’essentiel est maintenant que le dialogue entre les dirigeants libanais aboutisse à des résultats concrets, souligne un haut responsable du Quai d’Orsay, qui a tenu à rendre hommage à l’armée libanaise pour son rôle et la manière avec laquelle la troupe s’est comportée lors des récents affrontements, « comportement qui a permis de sauvegarder l’unité des forces armées libanaises et d’éviter une guerre civile », souligne le responsable du Quai d’Orsay. Ce responsable a expliqué que si les soldats libanais avaient croisé le fer avec le Hezbollah, « celui-ci aurait peut-être pris le pouvoir alors que tout ce qu’il a fait était en fait une pression militaire sur la majorité ». En ce qui concerne un éventuel recours au Conseil de sécurité pour qu’il se saisisse des événements du Liban, la France estime, selon des observateurs diplomatiques parisiens, qu’il avait été décidé qu’une déclaration présidentielle soit rendue publique, mais cela a été annulé du fait du dialogue engagé sous l’égide de la Ligue arabe. De même source, on précise que les Nations unies se contentent pour l’instant d’apporter leur soutien à l’initiative arabe et au dialogue interlibanais qui vient de s’engager à Doha. Enfin, sur le point de savoir qui est sorti gagnant des derniers affrontements armés au Liban, la source du Quai d’Orsay estime que les amis de la France resteront ses amis et que la diplomatie française maintient et maintiendra ses contacts avec toutes les parties libanaises ainsi qu’avec la Syrie qui compte, comme on le sait, de nombreux alliés au Liban. Sur l’avenir des relations franco-syriennes, la diplomatie française se dit prête à normaliser les relations entre Paris et Damas, si la crise libanaise est réglée avec une coopération syrienne réelle et effective.
PARIS, d’Élie MASBOUNGI

La France considère que le Hezbollah ne sort pas affaibli après son coup de force contre le gouvernement. Des sources proches du ministère des Affaires étrangères ont laissé entendre à ce propos que le parti chiite ne voulait pas prendre le pouvoir parce que l’Iran ne pense pas que les circonstances sont propices actuellement pour un affrontement irano-américain, et qu’en tout état de cause, Téhéran ne veut pas d’une détérioration de la situation au Liban.
Par ailleurs, et toujours selon ces mêmes sources, la Syrie a marqué des points en obtenant que ce soit le Premier ministre du Qatar, cheikh Jassem ben Hamad al-Thani, et non le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, qui dirige le dialogue interlibanais. L’essentiel est maintenant que le dialogue entre les dirigeants...