Euro 1992 : Danemark, dernier arrivé, dernier reparti
le 16 mai 2008 à 00h00
Repêché au dernier moment après l’exclusion de la Yougoslavie en guerre, le Danemark est resté à l’Euro 1992 jusqu’à la remise du trophée, que les trublions de la « Danish Dynamite », rois de la décontraction, ont remporté pour une des plus grandes surprises de l’histoire du football.
Alors qu’ils ne s’étaient pas qualifiés pour l’Euro chez leurs voisins suédois (deuxièmes de leur groupe derrière la Yougoslavie), les Danois ont fini champion d’Europe après avoir battu l’Allemagne (2-0) en finale, grâce à un jeu et un comportement festifs, autour de quelques joueurs d’exception touchés par la grâce cet été 1992 : le gardien Peter Schmeichel, le meneur de jeu Brian Laudrup ou le perce-murailles Flemming Povlsen
Rattrapés par le col alors qu’ils partaient en vacances, arrivés en tongs, les Danois auraient dû être broyés dans le groupe de l’Angleterre, de la France de Papin et Cantona, entraînée par Michel Platini, qui avait gagné ses huit matches de qualification, et de l’hôte suédois.
Le Danemark semblait d’ailleurs se diriger vers la sortie après un terne 0-0 contre les Anglais et une défaite (0-1) dans le derby scandinave. Mais les « touristes » danois, célèbres pendant le tournoi pour leur consommation – raisonnable – de bières et leurs soirées avec leurs femmes, s’imposent face à la France grâce à un but en fin de match de Lars Elstrup (78).
Van Basten rate son tir au but
Ils retrouvent les demi-finales après avoir disputé et perdu celles de 1964 (3-0 contre l’URSS) et de 1984 (1-1, 5 t.a.b. à 4 contre l’Espagne). Là encore, les Danois ne sont pas favoris face aux Pays-Bas de Marco Van Basten, les tenants du titre, en course pour un inédit doublé.
Le Danemark domine mais doit concéder l’égalisation à Frank Rijkaard (2-2, 86e) en fin de match et s’en remettre aux tirs au but pour passer. Seul Van Basten, moins heureux qu’à l’Euro 1988, rate le sien et le moustachu Kim Christofte peut envoyer son petit pays vers sa première finale en transformant le dernier.
Les Pays-Bas ont peut-être baissé inconsciemment la garde contre la Danish Dynamite, grisés par leur victoire de prestige sur l’Allemagne (3-1 en poules), prenant leur revanche du 8e de finale du Mondial-1990 (1-2).
Vainqueurs de l’organisateur suédois dans l’autre demie (3-2), les Allemands aussi pensaient mater les Danois en finale mais furent totalement dominés et s’inclinent sur des buts d’Henrik Jensen (18) et Kim Wilfort (78).
Et comment ont-ils fêté leur victoire ? « Nous avons bu beaucoup de bière », a expliqué Laudrup.
Repêché au dernier moment après l’exclusion de la Yougoslavie en guerre, le Danemark est resté à l’Euro 1992 jusqu’à la remise du trophée, que les trublions de la « Danish Dynamite », rois de la décontraction, ont remporté pour une des plus grandes surprises de l’histoire du football.
Alors qu’ils ne s’étaient pas qualifiés pour l’Euro chez leurs voisins suédois (deuxièmes de leur groupe derrière la Yougoslavie), les Danois ont fini champion d’Europe après avoir battu l’Allemagne (2-0) en finale, grâce à un jeu et un comportement festifs, autour de quelques joueurs d’exception touchés par la grâce cet été 1992 : le gardien Peter Schmeichel, le meneur de jeu Brian Laudrup ou le perce-murailles Flemming Povlsen
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