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Actualités - Opinion

La crise politique et le dérapage sécuritaire vus par les lecteurs

«Elle va éclater la guerre, maman ?» Il planta son beau regard dans mes yeux et me posa de sa voix la plus grave possible pour un enfant de 12 ans : « Alors, maman, elle va éclater, la guerre ? Et si elle éclate devra-t-on quitter le Liban ? » Et voilà, la boucle est bouclée, me dis-je amère. À presque son âge, je vivais, impuissante et perdue, les mêmes angoisses, les mêmes incertitudes et les mêmes interrogations. J’aurais voulu comme tous les Libanais épargner à mes enfants ce cycle infernal, cette révoltante malédiction qui nous poursuit et que nous subissons depuis 30 ans, celle d’être pris en otage par des guerres, des croisades, des causes et des idéologies en tout genre qui ne sont pas les nôtres. Nous venions pourtant de rentrer d’un voyage familial en Jordanie, voyage haut en couleur et riche en découvertes et aventures spirituelles, culturelles et sportives. Quatre jours de pur bonheur, mais ponctué de douleur et de tristesse à chaque étape du périple à la vue des dizaines de cars de touristes venus du monde entier… Des Américains, des Australiens, des Japonais, des Européens venus déverser leur joie de vivre et leurs devises dans un pays désertique à 80 pour 100 de son territoire, mais qui a fait courageusement et définitivement le choix de la paix avec ses voisins malgré une population musulmane et surtout à 70 pour 100 palestinienne. Un pays qui a opté pour l’essor économique, l’ouverture sur le monde et le progrès, et qui a tourné le dos à l’obscurantisme, le militantisme aveugle et les croisades stériles. Immense contraste avec notre pauvre pays qui bascule encore une fois, et à son corps défendant, dans l’anarchie et la violence. Revivre ces instants et ces images que l’on croyait d’un passé révolu est insoutenable : images révoltantes et dégoûtantes d’une capitale aux artères coupées, violée par des milices encagoulées, imposant le non-droit, aéroport fermé, Libanais innocents bloqués dans les capitales du monde, touristes affolés… La responsabilité de ce chaos est, bien sûr, multiple. Militaire et idéologique en premier, elle incombe au parti de Dieu qui n’a pourtant jamais caché son arsenal, ses desseins, sa vision totalitaire, sa doctrine surtout, et donc son destin. Mais à mes yeux, la responsabilité morale et politique, la plus lourde donc à assumer, incombe aux parties chrétiennes de l’opposition et notamment à la plus orange et jadis la plus idéaliste d’entre elles, qui, par esprit revanchard, valide et même encourage, depuis deux ans déjà, ces comportements et dérives d’un autre âge. Partie chrétienne qui s’évertuait pourtant durant des années à prôner la liberté d’expression, la démocratie, la primauté de l’État de droit et du respect des institutions et qui cautionne aujourd’hui des actes barbares aux antipodes de ses idéaux. Partie chrétienne qui, du haut de son passé militaire, revendiquait, et à très juste titre l’exclusivité des armes – même celles du Hezb – au sein des forces légales et qui piaffait d’impatience dans les coulisses des hautes sphères du pouvoir américain pour dénoncer l’hégémonie syrienne, hégémonie qu’elle s’échine, directement ou pas, volontairement ou pas, à ramener par la grande porte. Drôle et cruel déjà-vu de l’histoire… Mais là où le bât blesse le plus, c’est le triomphalisme scabreux et le silence de mauvais goût affichés par ces mêmes pôles chrétiens face aux exactions et crimes commis contre le peuple tout entier par des hordes déchaînées et incontrôlables. Comment expliquer ce jusqu’au-boutisme aveugle et revanchard qui justifie encore et toujours les dérives d’un parti totalitaire qui n’a comme objectif que l’anéantissement d’Israël alors qu’une flopée de pays arabes – et non des moindres – a rétabli des contacts économiques ou diplomatiques avec ce même pays et que la Syrie, championne de l’arabisme et de la résistance – réclame à cor et à cri des pourparlers de paix avec l’État hébreu ? Il fallait, au lieu de se délecter du malheur des Beyrouthins, dénoncer l’atteinte sordide et gravissime portée aux droits d’expression et offrir aux médias, victimes du totalitarisme et de l’aliénation de la pensée, des heures d’antenne sur vos chaînes pour diffuser leurs propres informations, par solidarité d’une part et surtout par fidélité aux principes fondamentaux de la liberté d’expression et du pluralisme de la pensée d’autre part, car il n’y a pas si longtemps – l’auriez-vous oublié ? – c’était vous, et nous avec vous, qui étions interdits d’antenne, de parole, et même de permis de manifester, par un régime très proche de vos alliés actuels. En somme, il faut toujours se méfier des premières fois car, par définition, elles peuvent ne pas rester uniques. Cette mascarade peut n’être que la générale d’une sordide pièce, un simple prélude à d’autres musellements, dérives et bastonnades. Cet étalage de force démesuré et injustifié pourrait un jour faire fi des alliances contre nature qu’on voit actuellement et s’étendre à tout le territoire libanais. Alors messieurs, de grâce, un peu de sagesse et de retenue. Un peu de grandeur, de hauteur et de recul. Beaucoup de « vista » et surtout beaucoup d’humilité et d’abnégation à l’égard de ce peuple héroïque qui n’en peut plus de ces visions et desseins apocalyptiques et qui a déversé dans un melting-pot magnifique, un certain 14 mars, tout son amour de la vie et de la liberté et son rejet définitif de toute aliénation et hégémonie, fût-elle d’origine intra-muros. Pour que je ne réponde pas, et beaucoup de Libanais comme moi, le cœur brisé et la mort dans l’âme, et ce malgré un attachement viscéral à la patrie, par l’affirmative, à la question lancinante de mon fils… Dr Maria BASSIL La nouvelle résistance En regardant il y a quelques jours le hajj, qui s’exprimait au nom du sayyed, les Libanais se sont crus, un instant, en classe maternelle. Il s’efforçait d’expliquer aux pauvres incultes que nous sommes que les derniers événements n’étaient point une agression contre tous ceux qui ne partagent pas leurs points de vue, mais plutôt un acte d’autodéfense. Je me demande qui il a pu convaincre par ce cours de communication stalinien à part ceux qui considèrent les communiqués du parti comme émanant de Dieu en personne. Personnellement, je n’ai compris qu’une seule chose : la loi du plus fort… Les arguments avancés par le hajj pour convaincre les Libanais que les 60 morts, 200 blessés, les dégâts matériels incalculables, stigmates émotionnels irréversibles, tout cela n’est arrivé qu’à cause de deux décisions (inapplicables) prises par le gouvernement. Écœurant ! Révoltant ! Il nous prend vraiment pour des tartes. Militairement, comme la partie chrétienne de l’opposition a choisi (pour une fois) de rester calme, le parti occupe la moitié de la capitale, 90 % du Sud, 50 % de la Békaa, 10% de la montagne et presque rien au Nord. Il revendique aujourd’hui un retour à la table des négociations en ayant délimité auparavant, manu militari, son territoire et son influence géographiques. (Ce que, sous d’autres cieux, les partis accomplissent pacifiquement par les urnes). Après avoir traité la moitié des Libanais de sionistes, impérialistes, traîtres et autres, je me demande comment peut-il encore envisager de négocier ou même de cohabiter avec eux ? Quels résultats attendre de négociations avec des miliciens armés et cagoulés ? Pour discuter de quoi ? D’élections ? De gouvernement ? À quoi bon puisque contester est irrecevable ? Ce parti, expert en résistance, sait pourtant très bien qu’il ne peut rester (par la force) indéfiniment sous les fenêtres sunnites ou druzes et qu’il devra tôt ou tard, qu’il le veuille ou pas, évacuer les lieux. Les sunnites, les chrétiens et leurs divers alliés se sont déjà cassé les dents en essayant par le passé de monopoliser le pouvoir à Beyrouth. Que serait-ce si le parti de Dieu essayait de s’approprier aujourd’hui la décision du Liban tout entier ? Que gagne-t-il à fermer l’aéroport, le port ? À asphyxier tous les Libanais, comme les Israéliens en 2006 ? Veut-il se mettre encore plus en porte-à-faux vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas sa doctrine ? Ne pense-il pas avoir plus que réussi sur ce plan ? La plupart des Libanais comprennent que le parti de Dieu refuse catégoriquement que le Liban soit un satellite des États-Unis, mais le Hezb doit comprendre que ces même Libanais refusent aussi que le pays soit une marionnette aux mains de l’Iran. Maintenant qu’il a prouvé que ses armes peuvent être dirigées contre tout le monde, Libanais inclus, le Hezbollah a perdu beaucoup de ses sympathisants chrétiens et sunnites qui lui donnaient une aura nationale. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’une milice comme Beyrouth en a tant connu. La nouvelle résistance s’organise et le spectre des cantons se rapproche… (Affaire à suivre). Serge ZARKA L’injustice d’une justice sélective Il semble que la débâcle politique à laquelle nous ont mené nos politiciens – de tous bords – ne suffit pas. Certains d’entre eux ont fait récemment une « entrée en force » dans le domaine des droits de l’homme, une entrée tant souhaitée avant 2005, mais qui commence à susciter quelques regrets tant la performance de ces politiciens, même dans ce domaine humanitaire par excellence, laisse à désirer. Durant les semaines écoulées, il y a eu deux incidents majeurs qui contribuent à ce sentiment. La première concerne la politico-médiatisation puis la gestion de l’affaire de la fosse commune de Halate. L’autre exemple n’est autre que les récentes poursuites judiciaires contre quelques anciens responsables des Forces libanaises pour des actions commises durant la guerre. Même si l’objectif annoncé de telles initiatives est de dévoiler la vérité sur ce qui s’est passé durant la guerre, il n’en reste pas moins que le plus grand travail de sape que quelqu’un pourrait entamer contre le processus – nécessaire et indispensable – de la vérité et de la réconciliation consiste en une manipulation politique (dont la sélectivité) à outrance et/ou en une mauvaise gestion. Une instauration inconsistante de la justice mènera à rien moins que de nouvelles injustices et préparera le terrain à une nouvelle guerre. Si l’objectif ultime de tout processus de « vérité et de réconciliation » est de dévoiler les vérités sur des atrocités commises durant un conflit déterminé et de restaurer la dignité des victimes et/ou de leurs familles, les résultats de tels processus sont considérés comme la base de la réconciliation et de la stabilité, la pierre angulaire de la « construction de paix » dont témoignent les pays après la fin des hostilités. Ces commissions sont des agents d’une transformation sociale en préparation, avec d’autres facteurs bien sûr, à la stabilité souhaitée. Il est de notoriété publique que tous les partis libanais et non libanais, ainsi que les forces armées libanaises et non libanaises ayant pris part à la guerre ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des violations importantes des droits de l’homme. Mais de là à entamer des procédures judiciaires contre un seul de ces partis, c’est encourager ouvertement à un avortement de ce processus à ses débuts. Dans les autres pays, lors de l’établissement des commissions « vérité et réconciliation », il est clairement défini dans leurs mandats que les enquêtes doivent porter en même temps sur les violations commises par tous les groupes paramilitaires (milices) ainsi que sur les violations commises par les forces armées régulières et les forces progouvernementales. L’objectif n’est sûrement pas vindicatif, mais uniquement pour s’assurer que tous les protagonistes sont soumis aux dispositions de la commission et que la justice ne sera pas appliquée sélectivement. Autre précision importante : les mandats des dites commissions doivent, selon les pratiques au niveau international, couvrir aussi les violations graves des droits de l’homme au même titre que les crimes de guerre. Dans le cas libanais, il est indispensable de?: 1- Lancer un tel processus dans le cadre d’un partenariat entre le Parlement, la justice, la société civile, ainsi que les organisations internationales spécialisées. 2- Mener ce processus depuis le début jusqu’à sa fin, selon les normes internationales et loin des manipulations politiques et médiatiques. 3 -Faire en sorte que ce processus englobe les crimes et guerre ainsi que les violations des droits de l’homme et qu’il soit appliqué à tous les protagonistes sans aucune exception. Ces trois conditions nécessitent des contextes politique, social, sécuritaire et judiciaire stables et favorables. À évaluer les données d’aujourd’hui, il est clair qu’il faut encore quelque temps avant de réunir les facteurs nécessaires au lancement de ce processus. Entre-temps, politiciens s’abstenir?! Ne créez pas de nouvelles injustices en prétendant instaurer la justice. Dr Élie ABOUAOUN Chargé de cours à l’Université Saint-Joseph Un appel aux médias Je suis Français et vis au Liban depuis quatorze ans. Si je ne suis pas libanais par le sang, je le suis devenu par le cœur. Aussi, je me permets de vous écrire. Vous maniez très bien la plume pour dénoncer notre insupportable quotidien. Vous nous donnez la parole dans votre rubrique «?Courrier des lecteurs?», pour que nous exprimions nos sentiments. Merci. Et ensuite ? Que se passe-t-il ? Qu’avons-nous fait ? Rien ! Nos hommes politiques, eux, depuis des mois ne font que parler, crier, insulter. Et ensuite ? Que s’est-il passé ? Qu’ont-ils fait ? Des morts et susciter de la haine.? Aujourd’hui, vous, journalistes, et nous, citoyens, ensemble, nous nous devons d’agir. Devenons des acteurs de notre avenir et dénonçons ce quotidien, pacifiquement, mais en le criant haut et fort. En effet, mesdames et messieurs de la presse, de la radio, de la télé, vous tous réunis, devez initier de grandes manifestations non politiques, hebdomadaires, à défaut d’être quotidiennes, réunissant femmes et hommes de tous bords et de toutes régions.Vous le faites, me semble-t-il, quand il s’agit de dénoncer des actes touchant à la liberté ou à l’intégrité de votre profession. Là, il s’agit de notre avenir, de nos enfants, de notre Liban. Agissez et vous verrez une majorité vous suivre et vous soutenir. Ne pouvons-nous pas faire pression, nous aussi, sur ces hommes politiques soucieux de notre avenir ? Pardon, de leur avenir ! Christian REVERDI Pour la liberté d’opinion Sahar, écoute chanter l’eau qui chante, écoute courir l’eau qui court, écoute vivre l’eau qui vit, l’eau qui bondit, qui jaillit et qui va frayer son chemin en contournant tous les obstacles. Sahar, tu es la vraie journaliste, celle qui cherche la vérité partout, celle qui crie haut et fort pour plaider la cause des faibles, celle qui dénonce les injustices pour aboutir à un monde meilleur. Sahar, ne les laisse pas tuer en toi par leurs atrocités l’esprit impartial que tu dis avoir possédé, ne leur permets pas de t’entraîner dans leurs desseins racistes. Ignore les blâmes qui te poussent à prendre une position partiale… Sahar, la pensée libre ne se laisse pas enchaîner. Continue à être cette journaliste objective et ne tombe pas dans le piège du confessionnalisme qui assujettit la majorité des libanais et qui fait notre malheur… Continue par ta pertinence à négocier et rapprocher les idées antagonistes dans le but de négocier les intérêts communs qui mènent au salut de notre pays sans léser les partis en conflit. Continue à donner l’exemple comme font Marcel Ghanem, Ben Jeddo et plein d’autres dans le monde entier, afin de signer et graver par les ondes de ta parole libre un Liban différent où le respect d’autrui et l’intérêt du citoyen deviennent lois et foi. Sahar, sois l’eau qui coule librement, qui change de forme, qui contourne les obstacles, qui trouve des itinéraires auxquels personne ne songe dans le but de gagner plus de grandeur, de pureté et de vigueur, et dédie ta liberté d’opinion et le courage de te démarquer des journalistes subjectifs et non libres, aux futurs jeunes du pays. Lama ALAMEH Hosanna Les bruits de bottes oppriment Beyrouth à nouveau. Un bruit qu’on croyait effacé à jamais. Un bruit qui ne revenait que dans nos cauchemars. Décidément, le Libanais récidive dans son sempiternel délit, comme l’assassin qui revient toujours sur son lieu du crime, telle la malédiction de Sisyphe. Les voilà cagoulés, fusil d’assaut aux aguets et tout treillis dehors, nous promettant une démocratie idyllique. Là-bas, avec leurs promesses de liberté d’expression, ils brûlent la télévision et les journaux. Plus loin, affichant les portraits à l’effigie de Bachar el-Assad, ils ne jurent que par l’indépendance. Ailleurs, ils assiègent les institutions étatiques pour mieux soutenir l’État de droit. Souriez, le parti de Dieu est au pouvoir. Alléluia?! Ses armes resteront protégées par les bruits de bottes qui oppriment Beyrouth à nouveau. Dr Joseph MANTOURA Non aux images de massacres Nous, citoyens responsables plus que nos responsables, ne devons pas contribuer à envenimer l’ambiance, déjà assez empoisonnée et explosive, en faisant circuler les images des massacres entrepris par les miliciens de tous les bords. Que les médias arrêtent aussi la guerre des images qu’ils se livrent respectivement. Ne se rendent-ils pas compte que le sang appelle le sang ? Et si des images ont déjà circulé, et bien qu’elles servent de coup de fouet aux Libanais : qu’ils se rappellent ce qu’est la guerre et qu’ils se réveillent enfin. Si la guerre continue, nous serons tous perdants : nous perdrons un pays, des proches, un avenir, la vie. L’homme est un loup pour l’homme. Distinguons-nous des animaux et propageons l’amour, la paix, l’ouverture à l’autre ainsi que le pardon. Dana DAHDAH NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
«Elle va éclater la guerre, maman ?»

Il planta son beau regard dans mes yeux et me posa de sa voix la plus grave possible pour un enfant de 12 ans : « Alors, maman, elle va éclater, la guerre ? Et si elle éclate devra-t-on quitter le Liban ? » Et voilà, la boucle est bouclée, me dis-je amère. À presque son âge, je vivais, impuissante et perdue, les mêmes angoisses, les mêmes incertitudes et les mêmes interrogations. J’aurais voulu comme tous les Libanais épargner à mes enfants ce cycle infernal, cette révoltante malédiction qui nous poursuit et que nous subissons depuis 30 ans, celle d’être pris en otage par des guerres, des croisades, des causes et des idéologies en tout genre qui ne sont pas les nôtres.
Nous venions pourtant de rentrer d’un voyage familial en Jordanie, voyage haut en couleur et riche en...