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Actualités - Chronologie

Le « Amid » du BN accuse Michel Sleimane de partialité en faveur du Hezbollah

Commentant l’action de l’armée durant les derniers événements à Beyrouth, le « Amid » du Bloc national Carlos Eddé a fait hier soir la déclaration suivante : « Les éléments de l’armée ont sacrifié leur sang au cours des batailles du camp de Nahr el-Bared, et ils font partie des meilleurs citoyens du pays. Mais malheureusement, le commandement est politisé, ce qui a eu pour conséquence l’absence de l’armée sur le terrain. » Le Amid a rappelé la position du BN, qui s’était opposé à celle de ses alliés du 14 Mars lorsque ceux-ci avaient pris la décision de présenter la candidature du général Michel Sleimane à la présidence de la République, indiquant que « l’expérience libanaise et l’histoire mondiale montraient qu’il ne fallait pas qu’un homme à la tête de l’armée puisse postuler à la magistrature suprême, car cela conduit à un conflit d’intérêts entre les responsabilités sécuritaires et les ambitions politiques personnelles ». « Voilà ce qui se passe quand on laisse les services de renseignements de l’armée se transformer en outil électoral plutôt que de sauvegarder la sécurité, empêcher les tentatives terroristes et les attentats », a déclaré Carlos Eddé. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous voyons l’évidence suprême de cette vérité avec l’attitude passive du général Sleimane qui se conduit comme un candidat à la présidence voulant faire plaisir à l’opposition. Il cède l’aéroport au Hezbollah, le laisse brûler la TV du Futur, désarme les quelques combattants de la majorité, laisse bombarder Aley et les environs, et refuse par esprit de “neutralité” de désarmer ceux de Hezbollah. » « Pour être devenu candidat “consensuel”, il a oublié que comme commandant de l’armée, il est d’abord et surtout un haut fonctionnaire militaire soumis aux lois, à la Constitution et à l’autorité du gouvernement, a déclaré le Amid du BN. Or, quoi de plus surprenant que le communiqué du commandement de l’armée qui disait que celle-ci était au service de toutes les parties, comme si l’armée était les Nations unies ou la Ligue arabe, un négociateur entre les parties, alors que sa mission est claire : elle est militaire, et consiste à défendre les frontières et les citoyens. » Et M. Eddé d’ajouter : « L’argument allégué par Sleimane, selon lequel il ne veut pas que l’armée se divise, est une excuse inacceptable car en 1975, l’armée n’est pas intervenue ; malgré cela, elle s’est divisée. Et qu’est-ce qui est préférable, le risque de la division de l’armée ou la ruine du pays ? Et si l’armée se divise, n’est-ce pas un aveu de l’échec de sa gestion de 9 ans à sa tête ? Est-ce que c’est le pays qui est au service de l’armée ou le contraire ? » «  Être neutre ne veut pas dire ne rien faire, a déclaré Carlos Eddé. ÊÊtre neutre veut dire être impartial, appliquer la loi et défendre l’agressé. Or, le tout semble indiquer que le général Sleimane veut être du côté du plus fort, sans tenir compte des responsabilités de son poste. » Le Amid s’est demandé si le général en chef de l’armée allait « se soumettre à ses devoirs constitutionnels et aux directives du gouvernement libanais, et ouvrir la route de l’aéroport, ou s’il allait rester soumis à la volonté du Hezbollah, laissant des milliers de Libanais et d’étrangers bloqués au Liban, et dans les aéroports et les hôtels du monde ». « Comment pouvons-nous élire un président de la République soumis au Hezbollah ? Les événements de ces derniers jours ont constitué un test, et le résultat est un lamentable et dangereux échec », a poursuivi le Amid du BN. Quant à la conférence de presse du sayyed Hassan Nassrallah, le Amid a précisé qu’elle comportait nombre d’imprécisions et d’inexactitudes. « Par exemple, a indiqué M. Eddé, il prétexte vouloir maintenir le général Wafic Choucair à l’aéroport de crainte de voir l’aéroport tomber sous le contrôle de la CIA ou du FBI, mais ne dit pas un mot sur l’avion iranien dans lequel se trouvaient 300 Iraniens et qui s’est posé la semaine dernière. Ou sur les armes, argent et autres produits qui passent illégalement alors que l’aéroport est sous contrôle irano-syrien. » Eddé a estimé que « la fermeture par la force de tous les médias relevant du Courant du futur révèle la vraie nature du Hezbollah et nous laisse prévoir l’état des libertés s’il contrôlait un jour le pouvoir au Liban . Le Hezbollah supprimera toute forme de moyen de divulgation d’idées qu’il jugera nocives à sa politique ». « Sur le plan de la justice, et concernant la question du réseau des téléphones, sayyed Nasrallah a clairement menacé quiconque chercherait à faire comparaître pour l’instruction les ingénieurs, les techniciens ou travailleurs qui ont travaillé sur le projet, a relevé M. Eddé. Il n’est habitué qu’à la justice iranienne, et n’apprécie pas le fait qu’au Liban, la justice est souveraine et c’est au juge de décider qui il veut entendre. Ce n’est pas au sayyed de donner des ordres à la justice ou de la menacer. Nous n’avons pas encore atteint la phase de sa République islamique où il est en droit d’agir comme le guide suprême de la révolution. » Eddé a souligné que dans chaque discours, Nasrallah accuse les forces du 14 Mars de collaborer avec Israël. « Pourquoi Nasrallah n’a fait aucune référence à son alliée, la Syrie, qui négocie très ouvertement avec Israël et qui est parvenue à une étape avancée des négociations ? » s’est interrogé le Amid. Et le Amid du BN de conclure : « Le mot mercenaire est défini comme un homme qui reçoit de l’argent pour se battre pour le compte d’un pays qui n’est pas le sien. Comme les combattants du Hezbollah touchent leurs salaires et reçoivent leurs armes d’Iran, et qu’ils reconnaissent publiquement le commandement de la révolution iranienne comme autorité suprême, le terme de “mercenaires” iraniens s’applique parfaitement à eux. »
Commentant l’action de l’armée durant les derniers événements à Beyrouth, le « Amid » du Bloc national Carlos Eddé a fait hier soir la déclaration suivante : « Les éléments de l’armée ont sacrifié leur sang au cours des batailles du camp de Nahr el-Bared, et ils font partie des meilleurs citoyens du pays. Mais malheureusement, le commandement est politisé, ce qui a eu pour conséquence l’absence de l’armée sur le terrain. »
Le Amid a rappelé la position du BN, qui s’était opposé à celle de ses alliés du 14 Mars lorsque ceux-ci avaient pris la décision de présenter la candidature du général Michel Sleimane à la présidence de la République, indiquant que « l’expérience libanaise et l’histoire mondiale montraient qu’il ne fallait pas qu’un homme à la tête de l’armée puisse...