Le Real Madrid a conservé pour la première fois depuis 1990 son titre de champion d’Espagne à l’issue d’un match épique à Osasuna, pourtant l’une des pelouses les plus hostiles de Primera Liga.
Réduits à 10 dès le retour des vestiaires puis menés au score à huit minutes de la fin sur penalty, les Madrilènes ont réussi à renverser la situation avec deux buts dans les cinq dernières minutes.
Ce premier doublé en championnat depuis les cinq titres consécutifs conquis de 1986 à 1990 confirme que le Real a repris son règne sur l’Espagne.
Ce 31e sacre permet aussi à Bernd Schuster d’honorer l’une des deux promesses formulées lorsqu’il a succédé à Fabio Capello à l’été 2007.
L’Allemand s’était engagé à conserver la rage de vaincre et la confiance instillées au sein de l’équipe par l’Italien pour la conduire à son premier titre en quatre ans la saison dernière.
Le Real a affiché plus de discipline, de régularité et de détermination que ses rivaux, notamment le FC Barcelone.
Il s’est installé en tête du classement quasiment dès le début de la saison sans être jamais réellement inquiété, malgré une baisse de forme en janvier-février.
Malgré les nombreuses recrues attirées à Madrid par les vastes sommes dépensées depuis deux ans par le président Ramon Calderon, le Real a bâti son succès sur trois joueurs issus du sérail.
Raul ressuscité
Le gardien Iker Casillas a encore été brillant et constant pour sortir l’équipe de matches parfois mal engagés.
Guti a pris les commandes du jeu au milieu de terrain pour l’une de ses meilleures saisons depuis son éclosion au plus haut niveau il y a plus de 10 ans.
Devant, Raul a poursuivi sa résurrection entamée l’année précédente avec le retour de Capello et le départ de Ronaldo.
Le capitaine madrilène a occupé un poste plus avancé sur le terrain, lui permettant d’atteindre son meilleur total de buts depuis sept ans. Il a aussi restauré son autorité dans le vestiaire.
Le talent de recrues plus ou moins anciennes, comme Wesley Sneijder, Robinho, Arjen Robben ou Gonzalo Higuain, a fait le reste.
Le triomphe du Real ne peut cependant pas masquer le fait que Schuster n’a pas respecté sa deuxième promesse : ramener à Santiago-Bernabeu un football spectaculaire disparu à la grande fureur des supporters sous Capello.
Incontestablement meilleure équipe d’Espagne, le Real n’a guère eu de concurrence au sein de ce que la presse espagnole a qualifié de « championnat que personne ne voulait gagner ».
Le Barça a été emporté par les maux internes rongeant son vestiaire et les différents problèmes rencontrés par d’autres prétendants éventuels, comme Valence ou le FC Séville, ont grandement facilité la tâche des Madrilènes.
Villarreal a surgi comme une menace potentielle en fin de parcours, mais uniquement en raison de la faiblesse des autres équipes.
Rétabli sur le trône d’Espagne, le Real de Schuster n’a en revanche guère brillé sur la scène européenne avec son élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Ce double revers contre la Roma permet au Real de mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir pour retrouver un statut de puissance continentale qu’il désire tant.
Le Real Madrid a conservé pour la première fois depuis 1990 son titre de champion d’Espagne à l’issue d’un match épique à Osasuna, pourtant l’une des pelouses les plus hostiles de Primera Liga.
Réduits à 10 dès le retour des vestiaires puis menés au score à huit minutes de la fin sur penalty, les Madrilènes ont réussi à renverser la situation avec deux buts dans les cinq dernières minutes.
Ce premier doublé en championnat depuis les cinq titres consécutifs conquis de 1986 à 1990 confirme que le Real a repris son règne sur l’Espagne.
Ce 31e sacre permet aussi à Bernd Schuster d’honorer l’une des deux promesses formulées lorsqu’il a succédé à Fabio Capello à l’été 2007.
L’Allemand s’était engagé à conserver la rage de vaincre et la confiance instillées au sein de l’équipe par...
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