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Coupe de France : Sedan à la poursuite de l’exploit face à l’OL

À 34 ans, Patrick Regnault a propulsé Sedan en demi-finales de la Coupe de France en arrêtant deux tirs au but à Bordeaux (0-0, 4 tirs au but à 3) et a bien l’intention de continuer à écrire la légende du club des Ardennes, mercredi contre Lyon à Gerland. Face à l’OL, pour son 271e match sous le maillot sedanais, Regnault aimerait forcer les portes du Stade de France et disputer sa deuxième finale en l’espace de trois ans. Il avait perdu la première en 2005 face à Auxerre (2-1) avec Marcus Mokaké et Morgan Amalfitano, les deux autres rescapés. Formé à Charleville-Mézières où il débuta sa carrière pro avant de rejoindre Saint-Denis/Saint-Leu (1996-1998) et Le Mans (1998-1999), Regnault fait partie des meubles à Sedan où il assure avec réussite sa mission de gardien depuis 2000. « Je suis heureux de faire mon job dans mon département natal, près de ma famille. C’est un privilège rare dans le milieu professionnel », commente ce gardien qui a patienté pour gagner sa place de titulaire aux dépens de Nicolas Sachy, longtemps héros des supporteurs. C’est Henri Stambouli qui l’a lancé dans le grand bain. Avec succès car la doublure a pris de l’étoffe et fait valoir ses qualités : explosivité, présence dans le jeu aérien et bonne sortie aux pieds. Un joli pied de nez à ses débuts dans le foot. À 7 ans, il se destinait à jouer attaquant. Regnault s’en est d’ailleurs rappelé le 9 février 2002 à Troyes. Déjà en Coupe de France. Lors d’un 8e de finale, contre Reims (1-1, 4 t.a.b. à 3), il avait stoppé deux tirs au but. Mais il avait aussi transformé son essai. Un pur bonheur. « J’avais prouvé que j’avais encore de bons restes à ce poste. Marquer un but, c’était un grand moment émotionnel. Je n’ai jamais ressenti une telle sensation. Un de mes meilleurs souvenirs de joueur », raconte le buteur d’un soir. Derrière une attitude parfois désinvolte, ce fils de militaire, amateur de tatouages – « les tribaux et les lettres japonaises » – cache une vraie force de caractère. Peut-être la conséquence d’une ostéite frontale qui l’a cloué un an et demi au lit à 11 ans... Regnault a aussi la réputation de goûter pleinement à la vie par le biais de loisirs très éclectiques : défilés de mode, quad ou karting ou encore la chansonnette. Il a sorti un CD à deux titres (Le manouche et Les passagers de l’hiver), dont les bénéfices ont été versés à une association caritative. Le « Sanglier ganté » pratique également régulièrement un art martial, le goshindo. « Je suis propriétaire d’une salle à Charleville-Mézières et j’ai la ceinture bleue dans cette discipline », explique ce touche-à-tout qui fait aussi du kick-boxing « Ces disciplines m’ont appris à me laisser tomber en protégeant mon corps et à me concentrer », fait valoir Regnault qui dirige enfin une PME chargée d’assurer la protection des biens et des personnes. « Et tout cela sans sacrifier un seul entraînement. C’est mon équilibre », souligne-t-il. Ce joyeux drille se délecte de jouer à Gerland. Un stade où il a pourtant passé la plus sale soirée de sa carrière. Le 10 août 2002, il était allé chercher six fois le ballon dans ses filets. « On était partis faire une partie de tennis, on avait pris un set (6-1) et on était rentrés à la maison », plaisante-t-il.
À 34 ans, Patrick Regnault a propulsé Sedan en demi-finales de la Coupe de France en arrêtant deux tirs au but à Bordeaux (0-0, 4 tirs au but à 3) et a bien l’intention de continuer à écrire la légende du club des Ardennes, mercredi contre Lyon à Gerland.
Face à l’OL, pour son 271e match sous le maillot sedanais, Regnault aimerait forcer les portes du Stade de France et disputer sa deuxième finale en l’espace de trois ans. Il avait perdu la première en 2005 face à Auxerre (2-1) avec Marcus Mokaké et Morgan Amalfitano, les deux autres rescapés.
Formé à Charleville-Mézières où il débuta sa carrière pro avant de rejoindre Saint-Denis/Saint-Leu (1996-1998) et Le Mans (1998-1999), Regnault fait partie des meubles à Sedan où il assure avec réussite sa mission de gardien depuis 2000.
« Je suis heureux de...