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Zimbabwe Tsvangirai, majoritaire au Parlement, appelle Mugabe à partir

Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspense sur les résultats de l’élection présidentielle, mais le chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a estimé qu’il était grand temps pour le plus vieux chef d’État du continent de quitter le pouvoir qu’il exerce depuis 1980. Au côté d’Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d’une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient « travailler ensemble au Parlement ». Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC dispose de 99 sièges à la Chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210. Mugabe « devrait reconnaître qu’il ne peut être président sans contrôler le Parlement », a martelé M. Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle. L’incertitude sur l’issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d’avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d’un éventuel second tour. Hier, le chef de l’opposition, qui devait se rendre en soirée, a de nouveau accusé le gouvernement de « militariser » le pays et a demandé à l’ONU la nomination d’un « envoyé spécial » pour enquêter sur ces violences. Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention hier soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16h00 (14h00 GMT) ou de les remettre en liberté. Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, est de son côté arrivé à New York à la veille d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, qui, à l’initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe. Dans ce climat très tendu, la commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats. « Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande, a déclaré à l’AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission. Je ne peux pas donner de calendrier. »
Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspense sur les résultats de l’élection présidentielle, mais le chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a estimé qu’il était grand temps pour le plus vieux chef d’État du continent de quitter le pouvoir qu’il exerce depuis 1980. Au côté d’Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d’une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient « travailler ensemble au Parlement ».
Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC dispose de 99 sièges à la Chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210. Mugabe « devrait reconnaître qu’il ne peut être président sans contrôler le Parlement », a martelé...