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L’ex-président Carter veut rencontrer le Hamas malgré les pressions

L’ancien président américain Jimmy Carter a défendu hier son projet de rencontrer des responsables du Hamas, au début d’une tournée au Proche-Orient, malgré les critiques de Washington et d’Israël. L’ancien président américain, arrivé dans la journée à Jérusalem, a rencontré le président israélien Shimon Peres ainsi que le père du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont le Hamas. Selon Noam Shalit, M. Carter s’est engagé à rencontrer M. Mechaal à Damas pour aider à la libération de son fils. Le 31 mars, M. Mechaal avait indiqué que Gilad Shalit était toujours en vie et bien traité. Quelques heures avant ses entretiens à Jérusalem, M. Carter, selon la retranscription d’un entretien donné à la télévision ABC, a déclaré : « Il est très important que quelqu’un rencontre les dirigeants du Hamas pour exprimer ses vues, pour jauger s’ils peuvent faire preuve de souplesse, pour tenter de les convaincre de cesser toute attaque contre des civils innocents en Israël et de coopérer avec le Fateh en tant que groupe qui unit les Palestiniens. » « Je n’y vais pas en tant que médiateur ou comme négociateur », a expliqué le prix Nobel de la paix. « Mon engagement est de soutenir pleinement l’effort de paix qui est soutenu et endossé par le président (George W.) Bush et la secrétaire (d’État) Condoleezza Rice, ainsi que par les Israéliens et les Palestiniens », a dit l’ancien président démocrate. « Je n’ai pas encore confirmé mon itinéraire pour l’étape syrienne, mais je rencontrerai probablement des responsables du Hamas », a ajouté M. Carter. Selon les médias, M. Carter envisage de rencontrer Khaled Mechaal. Il a également rappelé avoir rencontré le Hamas à de nombreuses reprises et pour la dernière fois en 2006. Selon lui, les responsables du Hamas lui avaient alors indiqué pouvoir faire preuve « d’une certaine souplesse ». « J’ai l’intention de découvrir si c’est toujours ce qu’ils pensent. » Israël a dénoncé le projet de rencontre, un haut responsable du ministère de la Défense Amos Gilad estimant qu’une « telle rencontre serait d’autant plus honteuse que Jimmy Carter incarne la paix ». « L’objectif stratégique du Hamas qui est de détruire l’État d’Israël n’a pas changé », a-t-il ajouté. Vendredi, Mme Rice avait dit ne pas voir l’intérêt d’une rencontre entre M. Carter et le Hamas. « J’ai du mal à comprendre ce qu’il y a à gagner à discuter de la paix avec le Hamas, alors que le Hamas est en fait le principal obstacle à la paix. » La « mission d’étude » de l’ancien président américain au Proche-Orient, du 13 au 21 avril, outre Israël, le mènera en Cisjordanie, en Égypte, en Syrie, en Arabie saoudite et en Jordanie. Prix Nobel de la paix en 2002, Jimmy Carter a publié l’an dernier un livre ayant provoqué une polémique aux États-Unis Palestine: la paix, pas l’apartheid.
L’ancien président américain Jimmy Carter a défendu hier son projet de rencontrer des responsables du Hamas, au début d’une tournée au Proche-Orient, malgré les critiques de Washington et d’Israël.
L’ancien président américain, arrivé dans la journée à Jérusalem, a rencontré le président israélien Shimon Peres ainsi que le père du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont le Hamas. Selon Noam Shalit, M. Carter s’est engagé à rencontrer M. Mechaal à Damas pour aider à la libération de son fils. Le 31 mars, M. Mechaal avait indiqué que Gilad Shalit était toujours en vie et bien traité.
Quelques heures avant ses entretiens à Jérusalem, M. Carter, selon la retranscription d’un entretien donné...