Le football de clubs anglais, en plaçant pour la deuxième fois consécutive trois représentants (Liverpool, Chelsea et Manchester United) en demi-finales de la Ligue des champions, confirme sa domination sur la scène européenne.
Cette performance est plus impressionnante encore cette année : en 2007, Arsenal avait été sorti en 8e de finale par les Néerlandais du PSV Eindhoven. Cette saison, c’est Liverpool qui a interrompu la route des Gunners, quarts de finaliste autrement plus convaincants que l’unique rescapé continental, le FC Barcelone, en proie au doute.
En 44 matchs en C1 cette saison, les clubs anglais en ont perdu quatre..
La comparaison a été particulièrement cruelle pour l’Italie en 8es et en quarts: le leader du Calcio, l’Inter Milan, a été battu deux fois par Liverpool, le grand AC Milan, tenant du titre, a été surclassé par Arsenal, et la Roma a été battue chez elle avant d’être dominée au retour par un Manchester B peu motivé.
Les membres du trio anglais ont tous une bonne chance et une bonne raison de rêver être le prochain vainqueur. Manchester veut célébrer le 50e anniversaire du crash de Munich et le 40e de sa première C1, Chelsea apporter à son propriétaire Roman Abramovitch le trophée pour lequel il a fait son entrée dans le football et Liverpool affermir son statut de monument du football européen pour oublier qu’il ne compte guère en Angleterre.
« Parti pour durer »
Les Blues et les Reds se retrouveront pour une revanche de 2007, quand l’équipe d’Alex Ferguson tentera de ne pas connaître face aux Catalans la même mésaventure que contre l’AC Milan.
La presse anglaise ne l’envisage même pas et commence un lobbying, promis à l’échec, pour que l’UEFA déplace à Wembley une finale 100 % anglaise inédite.
Quand pareille revendication s’est révélée arrogante il y a un an, elle ne semble plus aussi présomptueuse. Comme l’expliquait, matois, Alex Ferguson, les Blaugrana sont « un club merveilleux et une bonne équipe ». Sans doute plus une équipe merveilleuse.
Les Anglais, qui auront récupéré leur défenseur Nemanja Vidic, trouveront une formation tourmentée. Deco et Ronaldinho sont blessés, selon la version officielle, mis à l’écart, selon la vox populi ; le capitaine Carles Puyol sera suspendu à l’aller ; Samuel Eto’o et Thierry Henry ne sont plus aussi terrifiants.
Avec, selon lui, la meilleure équipe qu’il ait eue en 22 ans de règne, Ferguson aborde le rendez-vous sans complexe d’infériorité face à une équipe qui « a fait l’éducation européenne » de Manchester.
« En 1994-95 (en poules), nous avions fait match nul à Old Trafford (2-2) avant de perdre 4 à 0 au Camp Nou. C’était l’époque où seuls trois étrangers pouvaient jouer », se souvient l’Écossais. En quarts retour, 14 sujets de Sa Majesté, soit un quart des forces utilisées, ont joué pour les clubs anglais.
Adossés aux droits de leur championnat vendus dans le monde entier, à une base de fans planétaire, les clubs anglais récoltent les fruits de leur puissance financière. Les quatre sont parmi les huit clubs les plus riches, ils ont des effectifs pléthoriques, les meilleurs joueurs, les meilleurs entraîneurs.
« C’est parti pour durer », prévient sans forfanterie Mikaël Silvestre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le football de clubs anglais, en plaçant pour la deuxième fois consécutive trois représentants (Liverpool, Chelsea et Manchester United) en demi-finales de la Ligue des champions, confirme sa domination sur la scène européenne.
Cette performance est plus impressionnante encore cette année : en 2007, Arsenal avait été sorti en 8e de finale par les Néerlandais du PSV Eindhoven. Cette saison, c’est Liverpool qui a interrompu la route des Gunners, quarts de finaliste autrement plus convaincants que l’unique rescapé continental, le FC Barcelone, en proie au doute.
En 44 matchs en C1 cette saison, les clubs anglais en ont perdu quatre..
La comparaison a été particulièrement cruelle pour l’Italie en 8es et en quarts: le leader du Calcio, l’Inter Milan, a été battu deux fois par Liverpool, le grand AC Milan, tenant du...