Ouverture d’un nouveau cycle de négociations
sur le climat à Bangkok
le 01 avril 2008 à 00h00
Des négociateurs du monde entier ont ouvert hier, sous l’égide de l’ONU à Bangkok, un nouveau cycle de discussions pour parvenir en 2009 à un accord ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à enrayer le réchauffement climatique. Réunis pour la première fois depuis les négociations-marathon de décembre sur l’île indonésienne de Bali, des représentants d’au moins 164 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) s’efforceront pendant cinq jours d’atténuer les divergences qui avaient failli faire capoter leur dernière conférence.
Dans un message vidéo, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé les délégués à Bangkok à être « ambitieux » dans leurs objectifs et à travailler « dur » ensemble pour sauver la planète des effets potentiellement dévastateurs du réchauffement climatique. « Vous vous êtes rassemblés pour lancer un processus de discussions visant à changer le cours de l’histoire », a dit Ban Ki-moon, en rappelant que Bangkok constituait « le point de départ d’une négociation intense de deux ans ».
La réunion en Thaïlande vise à poser les jalons d’un plan d’action global pour réduire les émissions polluantes en associant pays industrialisés et pays en développement, avec l’objectif de conclure d’ici à fin 2009 un accord très ambitieux censé prendre le relais des premiers engagements du protocole de Kyoto, qui expirent en 2012.
Parlant à la presse, Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la CNUCC, a estimé que les négociateurs avaient devant eux une « tâche impressionnante » au vu des intérêts contradictoires en jeu. La communauté internationale, a-t-il dit, dispose de moins de deux ans pour élaborer « ce qui pourrait se révéler être l’un des accords internationaux les plus complexes de l’histoire ».
Bien que nations riches et pauvres soient d’accord pour lutter contre le changement climatique, elles divergent sur la façon d’y parvenir. Les États-Unis, seul grand pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, souhaitent que des nations émergentes comme l’Inde, la Chine et le Brésil s’engagent sur des réductions contraignantes de leurs émissions polluantes, tandis que l’Union européenne pense qu’il appartient aux nations industrialisées de prendre la tête de ces efforts. Sous la pression de Washington, la « feuille de route de Bali » n’avait pas inclus d’objectifs spécifiques.
Des négociateurs du monde entier ont ouvert hier, sous l’égide de l’ONU à Bangkok, un nouveau cycle de discussions pour parvenir en 2009 à un accord ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à enrayer le réchauffement climatique. Réunis pour la première fois depuis les négociations-marathon de décembre sur l’île indonésienne de Bali, des représentants d’au moins 164 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) s’efforceront pendant cinq jours d’atténuer les divergences qui avaient failli faire capoter leur dernière conférence.
Dans un message vidéo, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé les délégués à Bangkok à être « ambitieux » dans leurs objectifs et à travailler « dur » ensemble pour...
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