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SUBPRIME Les banques régionales américaines touchées à leur tour par la crise

Fremont General, une banque régionale américaine basée en Californie (Sud-Est), risque d’être la prochaine victime de la crise des « subprimes », qui secoue les ténors de Wall Street. Dans un avis transmis vendredi à la Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme boursier américain, Fremont General a annoncé que la FDIC, une agence fédérale de régulation, l’avait enjoint de procéder sous 60 jours à des mesures de recapitalisation. « La directive impose à (la banque) Fremont Investment & Loan, (sa maison mère) Fremont General Corporation et Fremont General Credit Corporation de prendre au moins une des actions suivantes pour recapitaliser l’établissement d’ici à 60 jours, soit le 26 mai », indique le document, qui énumère plusieurs mesures. La FDIC a en particulier recommandé à la firme, basée à Brea (Californie), de céder droits de vote et obligations pour atteindre un seuil de capitalisation satisfaisant. Si cela n’est pas suffisant, la FDIC prescrit purement et simplement la cession ou la fusion de ses activités bancaires. Cette injonction, qui appelle à une « action corrective rapide », est rare, explique samedi le Wall Street Journal. Même si les difficultés de l’établissement de prêt californien ne posent pas une menace directe à l’ensemble du système financier, ses déboires marquent une nouvelle étape de la vague de turbulence qui a débuté l’été dernier, juge-t-il. Si Fremont ne parvenait à pas à se renflouer, les autorités de régulation pourraient procéder à sa saisie et signer le plus important échec bancaire de ces vingt dernières années, signale le quotidien américain des affaires. Le titre Fremont General a fini la semaine sur une chute de 14,75 %, clôturant à 0,52 dollar. Fondé en 1937, Fremont est longtemps resté un obscur établissement de crédit de la Central Valley, à peine doté d’une dizaine de succursales. Mais à la faveur de la bulle immobilière, il s’est imposé comme un acteur conséquent sur le marché des emprunts hypothécaires à risque (« subprime »). Au plus fort de sa croissance, Fremont comptait parmi les dix premiers prêteurs américains, un rang auquel il s’était élevé à coups de pratiques commerciales agressives, explique le WSJ. Sa disgrâce illustre les craintes et avertissements formulés récemment par le président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke. Le 28 février, il avait estimé devant le Congrès que la crise financière allait « probablement » entraîner des défaillances parmi les petites banques. Mais « parmi les grandes banques, les ratios de capitaux restent bons, et je ne prévois pas de grave problème de ce genre dans les grandes banques présentes à l’international qui constituent une part très importante de notre système bancaire », avait-il ajouté quelques jours avant le sauvetage de Bear Stearns.
Fremont General, une banque régionale américaine basée en Californie (Sud-Est), risque d’être la prochaine victime de la crise des « subprimes », qui secoue les ténors de Wall Street. Dans un avis transmis vendredi à la Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme boursier américain, Fremont General a annoncé que la FDIC, une agence fédérale de régulation, l’avait enjoint de procéder sous 60 jours à des mesures de recapitalisation.
« La directive impose à (la banque) Fremont Investment & Loan, (sa maison mère) Fremont General Corporation et Fremont General Credit Corporation de prendre au moins une des actions suivantes pour recapitaliser l’établissement d’ici à 60 jours, soit le 26 mai », indique le document, qui énumère plusieurs mesures. La FDIC a en particulier recommandé à la firme, basée...