Joumblatt ne veut pas cautionner
« le régime des assassins en Syrie »
le 30 mars 2008 à 01h00
Le leader du PSP, Walid Joumblatt, a souligné que le Liban a boycotté le sommet arabe parce qu’il était nécessaire de ne pas cautionner le « régime des assassins » en Syrie.
Dans une interview à paraître aujourd’hui dans Le Journal du dimanche, M. Joumblatt a affirmé que « le régime syrien est à l’origine des attentats perpétrés au Liban ».
« Il est le principal convoyeur de fonds et d’armes du Hezbollah, il viole nos frontières au détriment de notre souveraineté, il encourage l’opposition libanaise – en fait une opposition irano-syrienne – à refuser l’État et, enfin, il a entravé le processus de l’élection présidentielle après avoir ordonné la fermeture du Parlement », a-t-il poursuivi.
« Ce sont là des raisons suffisantes pour ne pas aller à Damas, a-t-il encore insisté. Y aller revenait à blanchir ce régime d’assassins et à participer au folklore du sommet arabe. »
M. Joumblatt a exprimé, par ailleurs, des craintes d’une dégradation de la situation au Liban. « Peut-être la Syrie avait-elle un peu calmé le jeu avant le sommet pour dire : “Nous ne sommes pas aussi barbares que vous le pensez”. Après le sommet, Damas aura de nouveau les mains libres. Tant que le régime syrien est à l’aise, tant qu’il n’y a pas de véritables sanctions contre la Syrie, il n’y aura pas de paix au Liban », a affirmé M. Joumblatt.
« Quelles sont les pressions que la France et l’Europe exercent aujourd’hui de façon efficace sur la Syrie ? Où sont les sanctions économiques ? Le boycott diplomatique ? » s’est-il interrogé.
Le leader du PSP, Walid Joumblatt, a souligné que le Liban a boycotté le sommet arabe parce qu’il était nécessaire de ne pas cautionner le « régime des assassins » en Syrie.
Dans une interview à paraître aujourd’hui dans Le Journal du dimanche, M. Joumblatt a affirmé que « le régime syrien est à l’origine des attentats perpétrés au Liban ».
« Il est le principal convoyeur de fonds et d’armes du Hezbollah, il viole nos frontières au détriment de notre souveraineté, il encourage l’opposition libanaise – en fait une opposition irano-syrienne – à refuser l’État et, enfin, il a entravé le processus de l’élection présidentielle après avoir ordonné la fermeture du Parlement », a-t-il poursuivi.
« Ce sont là des raisons suffisantes pour ne pas aller à Damas, a-t-il encore insisté. Y aller...
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