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Les députés du 14 Mars fustigent « la désobéissance constitutionnelle » de Berry

«Comment assisterions-nous à un sommet que d’autres États boycottent en signe d’appui à notre cause », s’est interrogé hier le député Fouad el-Saad, au nom d’un groupe de députés de la majorité réunis au La Hoya Home. M. Saad, qui a affirmé que « c’est la fermeture du Parlement qui a empêché l’élection d’un président de la République » et la présence du Liban à un sommet arabe, pour la première fois dans son histoire, a considéré que cette mise sous scellés politiques est une forme de « désobéissance constitutionnelle ». Il a donc adjuré M. Nabih Berry de « garder le dépôt qui lui a été confié, de mettre ses opinions et engagements politiques de côté et d’ouvrir immédiatement les portes de la Chambre des députés ». « Le gouvernement est légal et légitime, a insisté le parlementaire, sinon que signifie donc cette invitation qui lui a été lancée à assister au sommet de Damas ? Serait-elle légitime seulement quand elle répond à des besoins politiques, et illégitime le jour suivant ? Cessera-t-on enfin ces insultes à l’intelligence des Libanais ? » Selon M. Saad, ce qui se passe n’est qu’une tentative de « renverser les résultats des élections législatives » de 2005 et « de neutraliser le rôle de la majorité parlementaire et la volonté des Libanais libres de forger par eux-mêmes la politique du Liban ». « Il s’agit de l’antithèse même de la démocratie, dont aucune des manifestations ne devrait être étrangère au président de la Chambre », a conclu le parlementaire. M. Saad s’exprimait au nom d’un groupe de parlementaires comprenant MM. Moustapha Allouche, Ammar Houri, Abdallah Farhat, Moustapha Hachem, Mohammad el-Amine Itani, Henri Hélou, Riad Rahal, Badr Wannous, Hagop Kassarjian, Yeghia Djerejian et Mahmoud Mrad.
«Comment assisterions-nous à un sommet que d’autres États boycottent en signe d’appui à notre cause », s’est interrogé hier le député Fouad el-Saad, au nom d’un groupe de députés de la majorité réunis au La Hoya Home.
M. Saad, qui a affirmé que « c’est la fermeture du Parlement qui a empêché l’élection d’un président de la République » et la présence du Liban à un sommet arabe, pour la première fois dans son histoire, a considéré que cette mise sous scellés politiques est une forme de « désobéissance constitutionnelle ».
Il a donc adjuré M. Nabih Berry de « garder le dépôt qui lui a été confié, de mettre ses opinions et engagements politiques de côté et d’ouvrir immédiatement les portes de la Chambre des députés ».
« Le gouvernement est légal et légitime, a insisté le...