Les rivalités interarabes exacerbent la crise politique au Liban et menacent la paix civile dans ce pays, a estimé l’ancien président Amine Gemayel dans une interview accordée hier à Reuters.
« L’alliance de certaines forces libanaises avec la Syrie et l’Iran expose la sécurité et la stabilité du Liban à de nombreux dangers », a-t-il souligné, estimant que « l’échec du sommet arabe conduira à l’exacerbation de la crise et, dès lors, à son aggravation. Cette aggravation pourrait prendre un tour non politique et mettre gravement en péril la paix, la sécurité et la stabilité du Liban », a-t-il dit. « Lorsque le Hezbollah est lourdement armé, il est naturel que cela puisse conduire sur la scène libanaise à des conflits qui vont au-delà de la politique et, ce qu’à Dieu ne plaise, se traduire par le chaos et des troubles à l’ordre public dans les rues libanaises », a encore déclaré le chef des Kataëb.
Et si le vide à la première magistrature du pays se renforce, « et que nous en arrivions à quelque chose qui ressemble à la loi de la jungle, il est possible pour toute tierce partie, ou cinquième colonne, de pousser le pays vers l’affrontement », a jugé Amine Gemayel. « Déclencher l’explosion est la chose la plus facile à faire dans un pays où prévalent ce vide et ces angoisses. Nous avons tous besoin d’une solution parce que nous sommes tous dans une impasse », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les nouveaux rounds de dialogue qu’entend initier Nabih Berry si le sommet de Damas n’aboutit à aucun consensus sur le Liban, Amine Gemayel a estimé que « réunir les gens juste pour les réunir ne peut avoir que des conséquences négatives. Si la situation reste ce qu’elle est, rien ne garantit qu’il y aura des élections législatives en 2009 », a-t-il mis en garde, révélant travailler à des pistes de solution. « Mais ce n’est pas facile », a-t-il conclu.
Les rivalités interarabes exacerbent la crise politique au Liban et menacent la paix civile dans ce pays, a estimé l’ancien président Amine Gemayel dans une interview accordée hier à Reuters.
« L’alliance de certaines forces libanaises avec la Syrie et l’Iran expose la sécurité et la stabilité du Liban à de nombreux dangers », a-t-il souligné, estimant que « l’échec du sommet arabe conduira à l’exacerbation de la crise et, dès lors, à son aggravation. Cette aggravation pourrait prendre un tour non politique et mettre gravement en péril la paix, la sécurité et la stabilité du Liban », a-t-il dit. « Lorsque le Hezbollah est lourdement armé, il est naturel que cela puisse conduire sur la scène libanaise à des conflits qui vont au-delà de la politique et, ce qu’à Dieu ne plaise, se traduire par le...
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