La Chine intouchable au Conseil
des droits de l’homme de l’ONU
le 27 mars 2008 à 00h00
La Chine, poids lourd économique et diplomatique, reste intouchable au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, malgré les critiques des pays occidentaux à l’égard de la politique qu’elle mène au Tibet. « Il y a deux poids deux mesures au Conseil », proteste Ngawang Chophel de l’association protibétaine Tibetan UN Advocacy. Alors que le Conseil a consacré des sessions extraordinaires à de petits États comme Israël et la Birmanie, la Chine n’est menacée d’aucune condamnation formelle de la part de l’organe onusien, en dépit des violences qui secouent le Tibet depuis la mi-mars. Devant le Conseil, qui tient actuellement sa 7e session à Genève, la Slovénie au nom de l’UE, les États-Unis, la Suisse et l’Australie, à qui s’est joint le Canada, ont fait part mardi de leur préoccupation sur la situation au Tibet dans des déclarations lues publiquement. Mais aucun des États n’a déposé de résolution contre la Chine ni proposé d’envoyer une mission sur place ou d’organiser une session extraordinaire sur le Tibet, comme l’ont réclamé une soixantaine d’organisations de défense des droits de l’homme. « Les grands États au sein du Conseil sont intouchables. La Chine était intouchable à la Commission des droits de l’homme, elle continue à l’être au Conseil », commente Julie de Rivero, de l’organisation Human Rights Watch. « Le poids économique de la Chine compte, mais aussi son engagement politique notamment en Afrique », a relevé un diplomate européen, décrivant les tractations dans les couloirs onusiens. Le Conseil des droits de l’homme clôturera demain quatre semaines de session et adoptera dès aujourd’hui une série de résolutions. Aucune ne mentionne la situation au Tibet.
La Chine, poids lourd économique et diplomatique, reste intouchable au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, malgré les critiques des pays occidentaux à l’égard de la politique qu’elle mène au Tibet. « Il y a deux poids deux mesures au Conseil », proteste Ngawang Chophel de l’association protibétaine Tibetan UN Advocacy. Alors que le Conseil a consacré des sessions extraordinaires à de petits États comme Israël et la Birmanie, la Chine n’est menacée d’aucune condamnation formelle de la part de l’organe onusien, en dépit des violences qui secouent le Tibet depuis la mi-mars. Devant le Conseil, qui tient actuellement sa 7e session à Genève, la Slovénie au nom de l’UE, les États-Unis, la Suisse et l’Australie, à qui s’est joint le Canada, ont fait part mardi de leur préoccupation sur la situation...
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