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Actualités - Chronologie

Diplomatie Rice et Gates accueillis sur une note positive au Kremlin

La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, ont reçu un accueil positif hier au Kremlin, Vladimir Poutine évoquant des problèmes « réglés » et son successeur, Dmitri Medvedev, une « volonté » d’aller de l’avant sur ceux qui demeurent. «Concernant certains problèmes dans les relations russo-américaines, on peut y mettre un point final et les considérer comme définitivement réglés », a déclaré M. Poutine au début de la rencontre, se gardant de révéler la nature de ces avancées. Le président russe sortant a également fait état d’une lettre que son homologue américain, George W. Bush, lui a adressée dernièrement. « C’est un document très sérieux et nous l’avons analysé en détail », a-t-il dit sans plus de précision. Quelles que soient les avancées, le ton mérite à lui seul d’être noté tant il tranche avec une précédente rencontre, en octobre 2007, où M. Poutine avait battu froid ses interlocuteurs en affichant son mécontentement sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe. Le maître du Kremlin avait alors menacé d’abandonner le traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI), un accord majeur hérité de la guerre froide, et glacé l’atmosphère en suggérant à Washington de déployer son bouclier sur la Lune. Outre ce sujet très sensible, les différends portent sur l’élargissement de l’OTAN jusqu’aux portes de la Russie, la renégociation du Traité de réduction du nombre des armes stratégiques (Start) qui arrive à échéance en décembre 2009, l’équilibre des forces conventionnelles en Europe et le Kosovo. Le président élu de Russie, Dmitri Medvedev, qui prendra ses fonctions le 7 mai, a déclaré pour sa part que Moscou et Washington avaient la « volonté » d’avancer sur le bouclier et le traité Start. « Nous avons encore des questions sur lesquelles subsistent des différences, le bouclier antimissile et le traité Start. Mais nous avons la volonté d’aller de l’avant », a-t-il dit pendant une rencontre séparée au Kremlin. Les deux responsables américains, arrivés à la mi-journée à Moscou, effectuent cette visite dans un double contexte : la prochaine arrivée au pouvoir de M. Medvedev, dont ils voulaient prendre la mesure, et le sommet de l’OTAN début avril qui pourrait donner lieu à de vifs échanges avec la Russie. « Félicitations pour votre élection », a lancé Mme Rice, alors que la Maison-Blanche avait soigneusement évité ce mot. « Nous avons établi une bonne relation de travail et nous espérons continuer avec vous », a-t-elle dit. M. Gates a plaisanté sur son bras cassé. « Je serai un négociateur moins difficile », a-t-il lancé, déclenchant les rires. Les deux responsables rencontreront aujourd’hui leurs homologues russes des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et de la Défense, Anatoli Serdioukov, dans le cadre du format dit « 2+2 ». Mme Rice et M. Gates espèrent rallier Moscou à leurs propositions sur le bouclier, dans lequel la Russie voit une menace pour sa sécurité, alors que Washington affirme vouloir parer ainsi une éventuelle attaque de pays « voyous » comme l’Iran. Cette visite est destinée à « voir si nous pouvons clarifier et développer certaines idées que nous avons mises sur la table lorsque nous étions à Moscou » en octobre, a expliqué vendredi Mme Rice. Les États-Unis avaient alors proposé de « retarder » la mise en service des sites (radar et base de missiles antimissiles) jusqu’à preuve définitive de la menace iranienne et d’y faire venir des inspecteurs russes. La Russie s’est montrée jusqu’ici peu convaincue par ces propositions. « Nous avons mis beaucoup sur la table, mais le temps est venu pour eux de faire de même », a renchéri M. Gates dans l’avion le conduisant à Moscou. Soufflant le chaud et le froid, la Russie se montre aussi prête à des compromis avec l’OTAN, notamment sur l’Afghanistan, qui pourraient se concrétiser au sommet de Bucarest, tout en démentant vouloir monnayer en échange un arrêt de l’expansion de l’Alliance, notamment en Géorgie et en Ukraine.
La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, ont reçu un accueil positif hier au Kremlin, Vladimir Poutine évoquant des problèmes « réglés » et son successeur, Dmitri Medvedev, une « volonté » d’aller de l’avant sur ceux qui demeurent.
«Concernant certains problèmes dans les relations russo-américaines, on peut y mettre un point final et les considérer comme définitivement réglés », a déclaré M. Poutine au début de la rencontre, se gardant de révéler la nature de ces avancées. Le président russe sortant a également fait état d’une lettre que son homologue américain, George W. Bush, lui a adressée dernièrement. « C’est un document très sérieux et nous l’avons analysé en détail », a-t-il dit sans plus de...