Nucléaire : l’Iran ne discutera plus avec les grandes puissances
le 17 mars 2008 à 00h00
Le porte-parole du gouvernement iranien a confirmé samedi que son pays excluait désormais toute discussion avec les grandes puissances au sujet de son programme nucléaire controversé. « Nous sommes prêts à parler avec le monde entier de tous les sujets (...) mais la question des discussions sur le nucléaire avec le groupe 5+1 ou d’autres pays est terminée », a dit Gholam Hossein Elham, dans un point de presse. Le président Mahmoud Ahmadinejad avait opposé le 5 mars une fin de non-recevoir à l’offre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l’Allemagne de reprendre des entretiens sur le programme iranien. Ce rejet avait suivi l’adoption le 3 mars d’une nouvelle résolution du Conseil (1803), renforçant les sanctions contre Téhéran à cause de son refus notamment de suspendre son enrichissement d’uranium.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, avait apporté un bémol à la position du président en envisageant la possibilité de discussions à condition qu’elles aient un « objectif défini ».
Malgré les déclarations iraniennes, le diplomate en chef de l’UE Javier Solana a dit hier espérer rencontrer « bientôt », « avant trois mois », le négociateur en chef iranien sur le nucléaire Saïd Jalili. M. Solana n’a rien dit sur une possible modification de la vaste offre de coopération qu’il avait présentée aux Iraniens au nom des Six en juin 2006, alors que certains diplomates ont évoqué la possibilité qu’elle soit « reformatée », sans dire ce qui pourrait y être ajouté. Mais il a souligné qu’un dialogue avec l’Iran était nécessaire « non seulement sur le nucléaire, mais aussi sur l’énergie », « une question très importante pour l’Union européenne ». Il a souligné qu’un dialogue avec l’Iran était notamment « fondamental pour l’itinéraire de Nabucco ». Le projet Nabucco prévoit la construction d’un gazoduc de 3 300 km pour transporter le gaz en provenance du Moyen-Orient et d’Asie vers l’Union européenne, en passant par la Turquie et le sud-est de l’Europe, afin de réduire la dépendance des Européens vis-à-vis des importations de Russie.
Le porte-parole du gouvernement iranien a confirmé samedi que son pays excluait désormais toute discussion avec les grandes puissances au sujet de son programme nucléaire controversé. « Nous sommes prêts à parler avec le monde entier de tous les sujets (...) mais la question des discussions sur le nucléaire avec le groupe 5+1 ou d’autres pays est terminée », a dit Gholam Hossein Elham, dans un point de presse. Le président Mahmoud Ahmadinejad avait opposé le 5 mars une fin de non-recevoir à l’offre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l’Allemagne de reprendre des entretiens sur le programme iranien. Ce rejet avait suivi l’adoption le 3 mars d’une nouvelle résolution du Conseil (1803), renforçant les sanctions contre Téhéran à cause...
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