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Égypte 90 % des candidats islamistes aux municipales disqualifiés

Plus de 90 % des candidats islamistes aux élections municipales du 8 avril en Égypte ont été disqualifiés, après une campagne des autorités contre les Frères musulmans, le principal groupe d’opposition du pays. Seuls 438 Frères musulmans sur 5 159 étaient parvenus hier, dernier jour pour le dépôt des candidatures, à se porter officiellement candidats, a affirmé à l’AFP le numéro deux de la confrérie islamiste, Mohammad Habib. La majorité s’est vu interdire l’accès aux bureaux d’enregistrement, qui ont aussi refusé les papiers de nombreux islamistes, a-t-il précisé. Le ministre égyptien des Affaires juridiques, Moufid Chehab, a reconnu mercredi devant le Parlement l’existence d’« erreurs » dans les procédures d’enregistrement, assurant toutefois que tous les candidats, même ceux du parti au pouvoir, en avaient été victimes. Plusieurs tribunaux administratifs à travers le pays ont statué cette semaine en faveur de candidats de l’opposition empêchés de déposer leur candidature, exigeant des bureaux d’enregistrement qu’ils acceptent leurs dossiers, a indiqué une source judiciaire hier à l’AFP. Le régime du président Hosni Moubarak craint que les élections ne profitent aux islamistes, qui avaient effectué une percée historique en 2005 en remportant le cinquième des sièges du Parlement. Leurs candidats s’étaient alors présentés sous l’étiquette d’indépendants. Les municipales, repoussées de deux ans en 2006, sont généralement remportées par le PND. D’autres partis d’opposition se sont plaints d’avoir été empêchés de présenter des candidats. Le parti al-Wafd (libéral) a ainsi indiqué que seuls 10 % de ses candidats avaient pu se faire enregistrer.
Plus de 90 % des candidats islamistes aux élections municipales du 8 avril en Égypte ont été disqualifiés, après une campagne des autorités contre les Frères musulmans, le principal groupe d’opposition du pays. Seuls 438 Frères musulmans sur 5 159 étaient parvenus hier, dernier jour pour le dépôt des candidatures, à se porter officiellement candidats, a affirmé à l’AFP le numéro deux de la confrérie islamiste, Mohammad Habib. La majorité s’est vu interdire l’accès aux bureaux d’enregistrement, qui ont aussi refusé les papiers de nombreux islamistes, a-t-il précisé. Le ministre égyptien des Affaires juridiques, Moufid Chehab, a reconnu mercredi devant le Parlement l’existence d’« erreurs » dans les procédures d’enregistrement, assurant toutefois que tous les candidats, même ceux du parti au...