En battant son dauphin Bordeaux (4-2) dimanche et en le reléguant ainsi à six longueurs, Lyon s’est ouvert la voie d’un 7e titre consécutif de champion de France, qu’il pense pouvoir atteindre en remportant cinq de ses dix derniers matches – dont six à l’extérieur – en Ligue 1.
Titre à l’extérieur
L’OL (58 points) est la meilleure équipe sur son terrain, mais il ne lui reste que quatre matches à disputer à Gerland (alors que Bordeaux reçoit cinq fois). L’entraîneur Alain Perrin a donc avancé que le titre se gagnerait à l’extérieur : une manière de remobiliser ses troupes dans la perspective des prochains déplacements (à Monaco, Marseille, Nice, Valenciennes, Strasbourg et Auxerre). Car si les Lyonnais se sont montrés efficaces loin de leurs bases avant la trêve hivernale, ils n’ont pris que 5 points sur leurs six derniers matches à l’extérieur (une victoire contre Lille au Stade de France, deux nuls à Nancy et Saint-Etienne, et des défaites à Caen, Lens et au Mans).
« Rien n’est joué »
C’est la rengaine – de bonne guerre – martelée par l’OL et son président. « Les dix rencontres qui nous restent sont autant de matches préliminaires à la Ligue des champions », estime ainsi Jean-Michel Aulas, qui rêve du premier doublé (championnat, Coupe de France) de l’histoire du club (Lyon recevra Sochaux en 8e de finale de coupe le 18 mars). Et là aussi, « rien n’est joué ».
Lyon roi du sprint
À l’époque de ses trois premiers titres, l’OL était dans la peau du chasseur et avait rejoint Lens (2002) puis Monaco (2003, 2004) sur la fin du championnat. Au cours des trois dernières saisons, les Lyonnais avaient à l’inverse pris suffisamment d’avance pour fêter avant terme leur titre. Cette année, l’OL fut moins hégémonique. Mais, tenant à bonne distance ses poursuivants Bordeaux (6 points), Nancy (10 points) et Marseille (13 points), et éliminé de la Ligue des champions, il peut jeter toutes ses forces dans la dernière ligne droite. D’autant qu’il dispose enfin d’un effectif complet, ayant récupéré tous ses joueurs majeurs blessés dans la première moitié de championnat et désormais en forme, à l’image de Coupet, Cris et Fred.
« L’équilibre est précaire »…
La phrase est de Coupet, qui n’avait pas caché la semaine dernière les « non-dits » et autres incompréhensions au sein du groupe ou dans son environnement immédiat, relayé en ce sens dimanche dans L’Équipe par Cris, pointant le manque de « caractère », de « mentalité collective » et d’un « vrai groupe, une ambiance dans le vestiaire ». Équilibre également perturbé par les prestations quelconques de Grosso ou Keita, pas vraiment à la hauteur de leur niveau supposé.
... mais des solutions
se détachent
En trois matches joués en huit jours après six mois d’indisponibilité, Cris s’est de nouveau imposé comme le patron de la défense aux côtés de Squillaci, reformant la charnière centrale efficace et sécurisante de la saison passée. Boumsong, tout juste recruté il y a cinq semaines, avait effectué de bonnes prestations avant d’être relégué sur le banc. Il pourrait ne pas rejouer avant le match de Coupe de France face à Sochaux. Au milieu, Bodmer, deux buts contre Bordeaux, après avoir compensé les différentes absences en défense centrale, paraît marquer des points aux dépens du laborieux Kallstrom qui n’a pas fait oublier Tiago, parti cet été à la Juventus Turin. En attaque, le retour en forme de l’avant-centre Fred pousse le meilleur buteur de la L1, Benzema, vers le côté gauche où ses angles d’attaque sont différents, mais l’OL profite de la complémentarité des deux joueurs, même si l’international français préfère jouer dans l’axe : la preuve, le 17e but de Benzema en championnat après un une-deux avec le Brésilien, dimanche contre Bordeaux.
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Titre à l’extérieur
L’OL (58 points) est la meilleure équipe sur son terrain, mais il ne lui reste que quatre matches à disputer à Gerland (alors que Bordeaux reçoit cinq fois). L’entraîneur Alain Perrin a donc avancé que le titre se gagnerait à l’extérieur : une manière de remobiliser ses troupes dans la perspective des prochains déplacements (à Monaco, Marseille, Nice, Valenciennes, Strasbourg et Auxerre). Car si les Lyonnais se sont montrés efficaces loin de leurs bases avant la trêve hivernale, ils n’ont pris que...