Pakistan
Abandon des poursuites pour
corruption contre l’époux de Bhutto
le 06 mars 2008 à 00h00
La justice pakistanaise a abandonné hier la plupart des poursuites pour corruption contre Asif Ali Zardari, nouveau leader de l’opposition depuis l’assassinat de son épouse Benazir Bhutto fin décembre, et ordonné de mettre fin au gel de ses avoirs, selon ses avocats. Ce jugement avalise formellement une amnistie accordée en octobre aux époux par le président Pervez Musharraf.
M. Zardari et Mme Bhutto étaient sous le coup des mêmes accusations de corruption et de détournements de fonds publics du temps où elle était Premier ministre (1988-1990 et 1993-1996). M. Zardari, surnommé « M. 10 % » pour les commissions qu’il était soupçonné d’encaisser dans des marchés publics, a déjà passé, en deux fois, plus de 11 ans en prison. Il a été remis en liberté sous caution en 2004. Mme Bhutto, elle, avait échappé à la prison en partant huit années en exil.
Le jugement de mercredi, rendu par un tribunal spécial chargé de la lutte contre la corruption, a conclu à l’abandon de cinq des sept chefs d’accusations et les deux derniers subiront automatiquement le même sort lors de la prochaine audience, ont annoncé à la presse ses avocats.
À 51 ans, M. Zardari a pris la tête du Parti du peuple pakistanais (PPP) de son épouse après l’assassinat de cette dernière lors d’un meeting électoral le 27 décembre dans la banlieue d’Islamabad, qui a enfoncé un peu plus le pays dans une profonde crise politique.
La justice pakistanaise a abandonné hier la plupart des poursuites pour corruption contre Asif Ali Zardari, nouveau leader de l’opposition depuis l’assassinat de son épouse Benazir Bhutto fin décembre, et ordonné de mettre fin au gel de ses avoirs, selon ses avocats. Ce jugement avalise formellement une amnistie accordée en octobre aux époux par le président Pervez Musharraf.
M. Zardari et Mme Bhutto étaient sous le coup des mêmes accusations de corruption et de détournements de fonds publics du temps où elle était Premier ministre (1988-1990 et 1993-1996). M. Zardari, surnommé « M. 10 % » pour les commissions qu’il était soupçonné d’encaisser dans des marchés publics, a déjà passé, en deux fois, plus de 11 ans en prison. Il a été remis en liberté sous caution en 2004. Mme Bhutto, elle, avait échappé...
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